Une année pour répondre à l'appel de Dieu.

Le but est qu’ils puissent librement choisir, sous le regard de Dieu, le chemin qu’ils emprunteront à la fin de l’année. (P. Geoffroi Gardair)

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Le diocèse de bordeaux a ouvert depuis le 1er septembre une année de propédeutique. Cette année précède une éventuelle entrée au séminaire et s’adresse à de jeunes hommes qui souhaitent, en toute liberté, prendre un temps pour discerner leur vocation. Baptisée “Année saint André”, elle accueille en cette rentrée 5 personnes, placées sous la responsabilité du p. Geoffroi gardair.

Dans l’escalier de la Maison saint Louis Beaulieu, le panneau en bois qui indique l’entrée de l’Année Saint André vient tout juste d’être posé. De nouveaux arrivants occupent depuis quelques jours, une partie du 3ème étage de la Maison diocésaine. “Notre groupe est bien distinct du séminaire de Bordeaux, souligne le P. Geoffroi Gardair . Un seul étage nous sépare, et nous aurons des activités communes comme le sport, un repas par semaine ou les vêpres chaque jour. Mais nous ne voulons pas coller une “étiquette” de “pré-séminariste” aux propédeutes (ceux qui suivent l’année de propédeutique, NDLR). Le but est qu’ils puissent librement choisir, sous le regard de Dieu, le chemin qu’ils emprunteront à la fin de l’année. Cela pourra être l’entrée au séminaire, la poursuite de leurs études ou la recherche d’un travail.”

 

 

Pour aider au discernement, l’accompagnement spirituel est l’un des axes majeurs de cette année Saint André. “Chacun aura un père spirituel qu’il pourra rencontrer tous les quinze jours, voire plus souvent si besoin”. La vie communautaire et fraternelle, l’échange avec des prêtres et des missions de service auprès des personnes pauvres ou souffrantes rythmeront le quotidien des propédeutes. “Tout cela leur permettra de nourrir le regard qu’ils portent sur eux-mêmes et sur le sacerdoce afin de voir s’ils se sentent en paix pour s’engager comme prêtres” explique le P. Gardair.

 

 

En terme de formation, les propédeutes entameront une lecture en continu de la Bible. Celle-ci permet “de s’attacher au Christ en le découvrant dans les Écritures comme dans la personne du frère ou la prière”, précise le P. Gardair. Un enracinement spirituel indispensable dans l’éventualité d’études plus poussées en théologie, philosophie, etc. Si l’enseignement n’est pas l’essentiel de cette année, des cours sur le catéchisme, l’histoire de l’Église ainsi qu’une découverte des grandes spiritualités chrétiennes sont cependant prévus.

 

 

Côté résultats, il ne faut pas attendre de l’Année Saint-André des objectifs de “classe prépa”. “Nous ne dirons pas à la fin de l’année d’un propédeute qu’il “arrête” ou “continue” en entrant au séminaire, assure le P. Gardair. Ils ne sont pas sur des rails pour devenir prêtres. Tous les chemins sont ouverts et je souhaite qu’ils vivent librement cette année de fondation qui sera précieuse dans leur vie de baptisé.”

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