Le cierge pascal

Partager sur: Partager sur Twitter Partager sur Facebook Partager sur Google+

Depuis la veillée pascale, et jusqu’au jour de la Pentecôte (ou de l’Ascension), le cierge pascal est à l’honneur dans nos assemblées dominicales. Que signifie-t-il ? Où est-il placé ? Quels rapports avons-nous avec lui au cours de l’action liturgique ?

Le sens

Au tout début de la veillée pascale, alors que nous sommes tous en silence autour du feu, le prêtre s’en approche. Il s’adresse à Dieu pour lui demander de « bénir cette flamme qui brille dans la nuit ». Puis il grave le grand cierge de cire, traçant sur lui une croix, puis l’Alpha et l’Oméga, puis les chiffres de l’année en cours, en disant des mots que tous écoutent en silence : Le Christ, hier et aujourd’hui, commencement et fin de toutes choses, Alpha et Oméga ; à lui, le temps et l’éternité, à lui la gloire et la puissance pour les siècles sans fin. Amen.

Puis il implante dans la cire cinq grains d’encens, en disant : Par ses saintes plaies, ses plaies glorieuses, que le Christ Seigneur nous garde et nous protège. Amen.

Le prêtre se penche sur le grand feu, il lui présente ce bâton de cire. La grande flamme s’incline, création saluant son créateur ; la petite flamme, en-haut du cierge, s’éleve au-dessus de nous, soulevée par le diacre ; nous la suivons… Le cierge de cire est devenu le cierge pascal ! Sur le seuil de l’église, une acclamation retentit : Lumière du Christ ! Et nous : nous rendons grâce à Dieu ! Nous entrons à sa suite, chaque baptisé allumant à sa flamme le cierge de son baptême. Et l’Exultet, annonce de la Pâque, conclut cet « Office de la lumière » où le cierge pascal devient le signe de l’unique Pâque, du grand passage, de la liberté, de la victoire sur la mort, du Salut de la création entière : le cierge pascal devient dans la liturgie de cette nuit très sainte le symbole du Christ lui-même,  Lumière qui éclaire la route.

La place

Chaque dimanche du temps pascal, le cierge pascal est allumé avant que nous n’entrions. Il est là, fleuri, en bonne place parmi nous, au milieu de nous, devant nous. Selon les dimanches, selon les suggestions des équipes liturgiques, il peut être placé de manière particulière : près de l’ambon où la Parole est proclamée ; dans l’assemblée où chaque baptisé est membre du Christ lumière, en chemin avec Lui, demeurant en Lui ; devant l’autel… Son fleurissement n’est pas à négliger, il équivaut aussi, durant le temps pascal, au fleurissement de l’assemblée des baptisés, morts et ressuscités avec le Christ.

Les gestes

Le Gloire à Dieu peut être lancé et chanté en regardant le cierge pascal, ainsi que tel ou tel chant d’ouverture ou d’envoi, telle ou telle acclamation (le sanctus) ; la vasque d’eau, pour l’aspersion, est disposée tout près de lui, comme pour le baptême ou les obsèques… Les gestes et les symboles parlent à notre cœur lorsqu’ils sont mis en œuvre avec justesse.

De même que l’allumage du cierge pascal a donné lieu, dans la veillée pascale, à un geste rituel, de même son extinction ne peut se faire en catimini. Ainsi, le dimanche de Pentecôte, on pourra éteindre le cierge pascal pendant que l’assemblée chante la séquence du Veni creator, juste avant l’Évangile, ou bien encore au moment de l’envoi. Ainsi prendront sens en nous ces paroles que Jésus nous a dites concernant la venue de l’Esprit Saint, successive à sa « disparition » : je ne vous laisserai pas orphelins, je viens vers vous (Jean 14, 18).

Partager sur: Partager sur Twitter Partager sur Facebook Partager sur Google+