La Réole retrouve ses orgues !

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Près de deux siècles après son départ pour la cathédrale Saint-André, l’orgue Micot-Wenner retrouve sa place à la tribune de l’église Saint-Pierre de La Réole. Il sera béni par le cardinal Jean-Pierre Ricard, le vendredi 13 novembre à 18h.

C’est un événement inespéré pour beaucoup d’habitants de La Réole. « Cela fait des années que nous œuvrons au retour de l’orgue, souligne Régine Clavet. Je suis donc aujourd’hui sur un petit nuage », se réjouit la présidente des amis de l’orgue de Saint-Pierre de La Réole.

Impliquée dans ce projet depuis quinze ans au côté de la paroisse, de la mairie et de la DRAC, elle rappelle l’histoire de cet instrument qui a connu de nombreuses pérégrinations. « Après la Révolution française, la cathédrale Saint-André s’est trouvée dépourvue d’orgues, rappelle-t-elle. En 1805, Mgr d’Aviau réquisitionne alors celles de La Réole, qui avait été commandées par le monastère bénédictin un demi-siècle plus tôt… »

« Mais une fois installées à Saint-André, on se rend vite compte que la dimension des orgues n’est pas adaptée à la taille de la cathédrale. En 1812, elles sont donc à nouveau déplacées et atterrissent à l’église Sainte-Croix, à la place du Dom Bedos », poursuit-elle. Le facteur d’orgues bordelais Georges Wenner les adapte au lieu et en fait un instrument capable de jouer la musique romantique du XIXème siècle. Cet instrument dit Micot-Wenner, classé aux Monuments historiques, sera finalement retiré de la tribune en 1985 lors du retour du Dom Bedos dans l’abbatiale Sainte-Croix.

« Nous avons en plus la joie d’accueillir un organiste titulaire, Uriel Valadeau, médaille d’or du conservatoire et élève de Francis Chapelet. Un retour dans de telles conditions est une bénédiction qui nous est tombée sur la tête ! » s’enthousiasme Régine Clavet. Une joie que partage le curé de la paroisse, le père Sebastian Gozdziejewski : « Je me suis investi à fond pour ce retour et je suis très heureux, en tant qu’organiste amateur, de l’accueillir aujourd’hui. Cet instrument m’offre de plus un résumé de l’histoire de France et du diocèse depuis la Révolution jusqu’au XXIème siècle. Je pense qu’il donnera à notre assemblée un dynamisme et une dimension spirituelle importante. »

Derniers réglages avant rodage

Avant la réception des travaux et les trois jours de fête prévus pour son inauguration, les orgues Micot-Wenner sont contrôlées une dernière fois par Thierry Semenoux. technicien-conseil de la Direction régionales des affaires culturelles (DRAC), il a supervisé les travaux de restauration menés par le facteur d’orgues Pascal Quoirin. « Nous avons réalisé sur site les derniers réglages. Une grande partie de la mécanique étant neuve, il faudra jouer pendant près d’un an pour roder l’instrument. Il doit s’adapter aux variations de température et d’hygrométrie pendant un cycle complet de saisons. »

Sans attendre, l’instrument répondra dès le 13 novembre à l’appel prononcé par Mgr Ricard au cours de sa bénédiction : « Éveille-toi, orgue ! ». Une série de concerts sera donnée tout le week-end avec de nombreux organistes invités.

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