Dans notre société, le testament évoque spontanément la répartition équitable des biens familiaux. Mais il peut être bien plus : un acte profondément spirituel, porteur de sens et d’espérance.
L’idée de léguer une partie de ses biens à l’Église suscite parfois des questionnements légitimes : « Ne vais-je pas léser mes enfants ? » ou « Est-il juste de donner à l’Église ce qui pourrait leur revenir ? »
L’Église, compagnon de route de nos familles
Regardons au-delà des chiffres : l’Église marque nos vies et celles de nos familles. Elle nous a accompagnés dans les moments les plus significatifs, les sacrements et nous a soutenus dans les épreuves. Elle a été présente lors des célébrations joyeuses comme dans les heures difficiles, offrant réconfort, sens et espérance.
Nos proches peuvent aujourd’hui être éloignés de la foi, et c’est leur cheminement que nous respectons. Mais léguer à l’Église, c’est garantir qu’elle demeure vivante pour les générations à venir. C’est offrir à ceux qui viendront après nous la possibilité de découvrir ou redécouvrir cette communauté de foi, ces repères spirituels, cette source d’espérance qui ont nourri notre existence.
Un héritage qui s’enrichit
Ce geste n’est pas un appauvrissement, mais un enrichissement : il n’ôte rien à l’amour que nous portons à nos enfants, il y ajoute une dimension spirituelle. Il ne diminue pas leur héritage, il l’ouvre à une mission d’avenir : permettre à l’Église de traverser les générations et d’être là, disponible, pour tous ceux qui chercheront un jour un sens à leur existence.
Le dialogue, condition essentielle
Toutefois, ce choix doit impérativement faire l’objet d’un dialogue avec nos proches. Ils ne doivent pas l’apprendre chez le notaire. Cette conversation permet que notre décision soit comprise, respectée, et souvent partagée dans la joie.
Quant au montant, il s’adapte naturellement à chaque situation patrimoniale. La question à se poser reste simple et juste : « Quel montant puis-je léguer qui témoigne de ma foi sans porter préjudice à mes héritiers ? »
Pour en savoir plus :
Claude NIHOUARN
05 56 92 92 75 – legs@bordeaux.catholique.fr
En discuter n’engage à rien !