“ Les familles avaient peu, elles nous ont tout donné ”

Partis pour vivre un beau voyage, rencontrer le pape ou vivre une expérience spirituelle forte, les 90 jeunes du diocèse de Bordeaux ont découvert bien plus au cours des JMJ à Rio : la joie de la rencontre et de la mission.

“ Accueil, fête et mission”, c’est à travers ces trois termes que, le 4 septembre dernier, place Saint-Pierre à Rome, le pape François résumait les dernières Journées Mondiales de la Jeunesse, qui se sont déroulées à Rio du 23 au 28 juillet dernier.

Accueillis comme des rois

L’accueil, c’est bien le premier mot qui vient à l’esprit de Samuel, 23 ans, et Alexandre, 21 ans. « Nous sommes partis d’abord à Sao Paulo pour vivre cette semaine missionnaire dans deux paroisses assez pauvres de la ville », explique Samuel Lefebvre. « Dès notre arrivée, nous avons été accueillis comme des rois ! Le père Reginaldo, lors de la messe d’accueil, nous a même dit que nous étions un cadeau du ciel pour eux », se souvient Samuel.

« Les familles dans lesquelles nous étions logées n’avaient pas grand chose, poursuit Alexandre. Pas d’eau potable, des difficultés pour les jeunes à se payer un enseignement de qualité... Et pourtant, ils nous ont tout donné ! On n’a jamais eu le sentiment d’être là en trop, estime-t-il. Cela fait réfléchir sur notre manière d’accueillir l’autre... Est-ce que l’abondance de bien matériel, de choses superflues, ne nous empèche pas d’avoir autant de coeur disponible pour la rencontre ? »


Tout en musique

Rapidement, les jeunes bordelais ont découvert la vie d’Église « à la brésilienne ». « Nous disons la même chose pendant le messe, nous adorons le même Dieu. Sur le fond, il n’y avait pas de surprises, précise Samuel. Mais sur la forme, j’ai découvert d’autres manières de prier, de célébrer, avec des églises pleines à craquer où tout le monde danse durant deux heures. »

Poursuivre la mission

De retour à Bordeaux, Samuel « garde en tête deux aspects de la mission ». « Témoigner de ce que nous avons vécu auprès d’autres jeunes croyants, pour qu’ils puissent partir vivre cette expérience. Mais surtout, j’ai envie d’aller parler à des jeunes éloignés de l’Église, pour les inviter à venir à l’aumônerie étudiante, ou à des rassemblements, pour qu’ils découvrent la beauté de ce que nous vivons. » « Depuis mon retour, j’ai davantage discuté et échangé avec des amis ou en famille. Cette expérience m’a donné l’envie, le courage, de témoigner de ma foi, confie Alexandre. Cela engage aussi à être missionnaire avec soi-même. La mission commence par là ! »