Première réunion du nouveau Conseil pour l'économie

Le vendredi 2 mai 2014, le Conseil pour l'économie s'est réuni pour la première fois au Vatican. Après une rencontre avec le pape François, le cardinal Pell, Préfet de ce Conseil a donc, aux côté de son secrétaire le cardinal Marx et des 15 membres laïcs et cardinaux, évoqué le statut et la feuille de route de ce nouveau Conseil.

Après sa création le 24 février 2014, par le motuo proprio "Fidelis dispensator et prudens", le Conseil pour l'économie du Vatican, sorte de Ministère de l'Économie et des Finances, s'est donc réuni pour la première fois ce vendredi 2 mai 2014.

En ouverture de cette rencontre, le pape François s'est adressé aux 7 laïcs et 8 cardinaux résidentiels venus du monde entier. Parmi eux, on compte deux français : Jean-Baptiste de Franssu, président de la société INCIPIT, spécialisée en conseil et stratégie, il a été directeur du Groupe Caisse des Dépôts et Consignations; et le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, déjà membre de plusieurs instances dont le Conseil cardinalice pour les questions administratives et économiques du Saint-Siège.

 

Discours du pape François

“ Une nouvelle mentalité de service évangélique devrait se créer dans les différentes administrations du Saint-Siège. ”

Je vous remercie pour cette réunion et pour le travail que vous allez mener. Merci beaucoup. Nous en avons besoin, vous le savez, pour mener à bien ce travail tel que le cardinal Marx l'a présenté. Le Conseil pour l’économie a été institué par le Motu proprio Fidelis dispensator et prudens, le 24 février dernier, ainsi que le Secrétariat pour l’économie et le Bureau du réviseur général. Le Motu proprio souligne la mission très importante de cet acte : la conscience qu’a l’Église de sa responsabilité dans la protection et la gestion attentive de ses biens à la lumière de sa mission d’évangélisation, avec une attention particulière envers les personnes dans le besoin. Le cardinal l’a bien souligné et nous ne devons pas nous éloigner de cette voie. Tout, transparence, efficacité, tout est dans ce but. Tout est en vue de cela.

Le Saint-Siège se sent appelé à mettre en œuvre cette mission, en tenant particulièrement compte de sa responsabilité envers l’Église universelle. En outre, ces changements refléteront le désir de mettre en acte la nécessaire réforme de la curie romaine pour mieux servir l’Église et la mission de Pierre. C’est un défi important, qui exige fidélité et prudence : « fidelis dispensator et prudens ». Ce parcours ne sera pas simple et il demande courage et détermination. Une nouvelle mentalité de service évangélique devrait se créer dans les différentes administrations du Saint-Siège. Le Conseil pour l’économie joue un rôle important dans ce processus de réforme ; il a la tâche de surveiller la gestion économique et de veiller sur les structures et sur les activités administratives et financières de ces administrations ; il mène son activité en rapport étroit avec le Secrétariat pour l’économie. J’en profite pour remercier aussi le cardinal Pell pour ses efforts et son travail, et aussi pour sa ténacité de « joueur de rugby » australien… Merci, éminence !

Le Conseil représente l’Église universelle : huit cardinaux de diverses Églises particulières, sept laïcs qui représentent différentes parties du monde et qui contribuent, par leur expérience, au bien de l’Église et de sa mission particulière. Les laïcs sont membres à part entière du nouveau Conseil : ce ne sont pas des membres de seconde classe, non ! Tous au même niveau. Le travail du Conseil est d’un grand poids et d’une grande importance, et il offrira une contribution fondamentale au service rendu par la curie romaine et par les différentes administrations du Saint-Siège.

Je vous souhaite un bon travail et je vous remercie beaucoup pour ce que vous faites et pour ce que vous ferez. Merci beaucoup. Et priez pour moi ; j’en ai besoin !

Source : Vatican.va

Une structure taillée sur mesure pour pour mener à bien les réformes

En mars dernier, peu après l'annonce de la création de ce Conseil et de sa nomination parmi les 8 cardinaux résidentiels, le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, expliquait le fonctionnement de ce Conseil et des différentes structures chargées de mener à bien les réformes économiques.