Diaconia 2013, le service du frère dans le diocèse

Rencontre avec P. Francis Bacqueyrisses, en charge de l’équipe diaconia 2013 et responsable du secteur pastoral de Cestas-Canéjan

Dans votre secteur, quelle expérience pourriez-vous nous rapporter ?

Au Barp, au cours d’un conseil paroissial, nous avons réfléchi à la manière d’entrer dans la démarche Diaconia 2013 et nous avons souhaité alerter et interpeller l’ensemble de la communauté chrétienne. Une annonce a été faite en début de messe avec la projection d’une vidéo sur Diaconia. Un questionnaire portant sur les fragilités constatées autour de nous et les réponses apportées a été inséré dans le tract national de Diaconia 2013 et distribué au cours de la messe. Nous invitions à venir partager nos recherches un samedi après midi, ou, pour ceux qui ne pouvaient être là, à écrire leur témoignage. Ce jour là nous avons mis en commun nos découvertes, partagé des témoignages – dont certains marquants. Une relecture dans la foi a été faite à partir du livret spécial édité par Prions en l’Église. J’ai trouvé particulièrement intéressant cette ouverture à l’ensemble de la communauté paroissiale : la visée de Diaconia était d’atteindre tout le monde et nous avons trouvé là un moyen efficace d’atteindre la totalité de la communauté chrétienne du secteur.

Y a-t-il d’autres expériences qui se sont déroulées ailleurs ?

Oui, dans nombre de secteurs les chrétiens se sont mis en marche, dans le Cubzagais, dans le Sud Gironde, Rive droite... L’enseignement catholique a pris aussi sa part dans la préparation de Diaconia 2013 et l’écriture du Livre des pauvretés et des merveilles. Anne Cordebart, chargée de la coordination de l’animation pastorale à la Direction diocésaine de l’Enseignement catholique, a ainsi réuni, à l’automne, les animateurs en pastorale des établissements de la Gironde. Le thème de la rencontre était centré sur Diaconia. J’ai présenté, ce jour-là, la démarche et suggéré de lancer des enquêtes dans les établissements pour repérer les précarités, les pauvretés et les réponsesapportées.

“Il est important de vivre ce temps avec les personnes les plus démunies et de montrer qu’elles ont une place dans l’Église”

Plusieurs écoles,collèges et lycées se sont lancée dans cette quête et j’ai reçu quelques témoignages. Si la plupart ont enquêté extra muros, le lycée professionnel Saint Augustin a fait enquête sur les pauvretés et précarité dont les élèves étaient témoins à l’intérieur de l’établissement. Les élèves d’un autre lycée ont été interpellés, notamment, par une personne qui faisait la manche. Ce témoignage était intéressant ! Une deuxième rencontre a permis de faire une relecture dans la foi de ces témoignages autour de textes du livret Prions en l’Église. Pour ma part, j’ai été invité par des parents de Saint-Genès qui ont voulu savoir ce qu’était Diaconia et lancer la campagne dans l’établissement.

Diaconia 2013, c’est déjà demain ! Quel chemin reste-t-il à parcourir ?

Dans la période qui vient de s’écouler la démarche Diaconia 2013 portait sur le lien entre Service du frère et parole de Dieu. Des témoignages ont été recueillis et partagés avec le Hors-série de Prions en l’Église. L’intérêt de cette relecture est de permettre aussi à ceux qui sont dans des organismes non confessionnels de relire dans la foi ce qu’ils vivent de manière habituelle dans l’exercice de la solidarité. L’année qui vient est centrée sur Diaconie et Célébration et aboutira à l’Ascension 2013 – les 9, 10 et 11 mai – à la grande rencontre de Lourdes, Diaconia 2013. Les chrétiens du diocèse sont largement invités !

Nous préciserons les conditions dans les semaines qui viennent. Lors de ce rassemblement seront ouverts le Livre des pauvretés et le Livre des merveilles. L’important, dès maintenant et dans le trimestre qui vient, est de continuer à recueillir les témoignages pour constituer ces livres. Dimanche 3 février une journée diocésaine sera célébrée dans les secteurs au cours de laquelle sera mis au jour le fruit de cette recherche dans le diocèse. La parole sera donnée à ceux qui vivent ces situations et ceux qui tentent d’y répondre. Il est important de vivre ce temps avec les personnes les plus démunies et de montrer qu’elles ont une place dans l’Église. C’est ce que l’Épître de Jacques dans son chapitre deux nous rappelle avec force en ce moment.

Propos recueillis par Patrice Branche.