Nouveau service diocésain pour la Mission universelle de l'Eglise

Puisque la Bonne Nouvelle est pour tous et que Jésus a envoyé ses apôtres à toutes les nations, il est important de garder un regard tourné vers les autres, de vivre l’expérience d’accueillir des chrétiens étrangers, mais aussi de développer des liens avec des diocèses étrangers

P. Bruno Delmas, responsable diocésain du service pour la Mission universelle de l'Église

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Au 1er septembre 2020, un nouveau service diocésain pour la Mission universelle de l'Eglise a été créé. Présentation avec le P. Bruno Delmas, responsable diocésain, et le P. Claude Akili, responsable adjoint.

Pouvez-vous nous dire pour commencer ce que signifie dans un diocèse la « mission universelle » de l’Église ?

P. Bruno Delmas :Chaque Église locale fait partie de l’Église universelle, elle ne doit donc pas se replier sur elle-même. Puisque la Bonne Nouvelle est pour tous et que Jésus a envoyé ses apôtres à toutes les nations, il est important de garder un regard tourné vers les autres, de vivre l’expérience d’accueillir des chrétiens étrangers, mais aussi de développer des liens avec des diocèses étrangers.

P. Claude Akili : Il s’agit non seulement de l’ouverture et de la sensibilisation du diocèse à l’Église universelle mais aussi de promouvoir la relation entre le diocèse et les Églises particulières dans le monde.

Comment, plus personnellement, cette « mission universelle » résonne-t-elle pour vous dans votre ministère, votre parcours ?

P. Bruno Delmas : Ma toute petite expérience liée à mes deux années d’études à Rome m’a montré combien il est enrichissant de dépasser une vision de l’Église trop limitée à la France. Toutes ces facettes de l’Église catholique, Épouse du Christ, sont des signes de l’œuvre de Dieu.

P. Claude Akili : Étant originaire de la République Démocratique du Congo, je suis l’exemple concret de l’ouverture du diocèse de Bordeaux à l’Église universelle et plus encore le premier prêtre africain à être incardiné dans ce diocèse. À mon arrivé dans le diocèse, il y a eu un choc culturel. Il a fallu un temps d’inculturation, de connaissance de l’histoire et de vie du diocèse.

Ce nouveau service diocésain est une création. Quelles sont les missions, attributions qui lui sont confiées ? ET Comment « lance-t-on » un tel service ?

P. Bruno Delmas : Il est effectivement nécessaire de constituer une équipe et de travailler avec les personnes qui sont déjà actives dans ce domaine. Il ne s’agit pas d’un départ de zéro car beaucoup de choses se vivent déjà. Créer des relations et mieux informer les chrétiens du diocèse sur ce qui se vit sont déjà deux points qui me semblent importants.

P. Claude Akili : En plus de ce que vient de souligner Bruno, notre mission est aussi de veiller à favoriser l’intégration, l’inculturation de ceux qui viennent dans notre diocèse prêtres ou communautés étrangères afin d’éviter les préjugés ou le « copier-coller » de là où on vient, bien sûr veiller aussi à ne pas perdre leurs identités et nous enrichir de leurs cultures. Il s’agit aussi garder contact avec ceux du diocèse qui sont ailleurs et à leur retour favoriser leur accueil.

Comment voyez-vous s’articuler les deux dimensions de ce service : la mission universelle de l’Église en Gironde et la contribution du diocèse de Bordeaux à la mission universelle ?

P. Bruno Delmas : C’est une articulation qui va se mettre en place au fur et à mesure. Aujourd’hui il m’est difficile de donner une réponse précise à votre question.

P. Claude Akili : D’une part, Comme nous l’avons souligné, il s’agit de rappeler que le diocèse appartient à l’Église universelle, sensibiliser les chrétiens d’ici à participer aux messes en langues étrangères et pourquoi pas intégrer ces messes en d’autres langues s’intègrent aux messes du dimanche, promouvoir la coopération internationale et inviter les coopérants qui reviennent à témoigner de leur vécu. D’autre part, pour les prêtres du diocèse en mission ailleurs, proposer des pèlerinages ou leur rendre visite lorsque les fidèles d’ici sont de passage dans les pays où ils sont en mission…

Avez-vous déjà des priorités pour les semaines, mois à venir ou des événements à organiser ?

P. Bruno Delmas & P. Claude Akili : Nous souhaitons commencer par lister en détail les personnes et les communautés qui sont directement concernées, prendre contact avec les missionnaires qui sont à l’étranger et avec les communautés étrangères qui sont sur le diocèse.

Enfin, quel défi et quelle joie voyez-vous dans cette nouvelle mission et pour ce nouveau service ?

P. Bruno Delmas : Je pense essentiellement à la joie des découvertes par les contacts que cette mission devrait permettre.

P. Claude Akili : Une des joies, c’est de sensibiliser, témoigner de l’universalité « la catholicité » de notre Église et inviter à vivre en acte et en vérité la « fraternité universelle ».

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