« Nous ne ferons pas l’impasse sur les actions pastorales !»

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L’arrêt soudain et complet des célébrations en mars, puis les incertitudes et nouvelle vague épidémique à la rentrée ont impacté fortement les ressources des paroisses et du diocèse. Mais la mobilisation est elle aussi inédite et le soutien des fidèles à la hauteur du défi posé. Analyse avec Benoît Dehen, économe diocésain.

En mars dernier, quel a été l’impact de l’arrêt des célébrations publiques et du premier confinement sur les finances du diocèse, tant au niveau du service du denier de l’Église que dans les paroisses ?

Benoît Dehen : En mars 2020 tout s’est arrêté ! Dans les paroisses, l’arrêt des célébrations et cérémonies de mariage a entraîné l’arrêt des quêtes et casuels. Au niveau du diocèse, la campagne du Denier de l’Eglise qui venait d’être initiée a aussi été stoppée net. Nous avons alors rapidement dû lancer des initiatives inédites et des campagnes exceptionnelles. Dans le même temps, la Conférence des évêques de France lançait des appels au don pour soutenir les paroisses à travers un site national dédié.

Pour le denier, nous avons fait au bout d’un mois le constat d’une baisse de 30% des ressources liées à notre campagne de printemps. Mais au final, suite à une mobilisation bien relayée dans les paroisses, le denier a repris un peu des couleurs et nous avons constaté à la rentrée, en comparant sur la période équivalente en 2019, un denier en légère augmentation par rapport aux trois dernières années, où la pente était à la baisse (de 2 à 4%).

Le denier représente la principale ressource du diocèse (environ 30%), mais de nombreuses recettes viennent des paroisses (quêtes, casuels, mais aussi ventes de cierges, etc..) et celles-ci ont vraiment été mises à mal (environ 30% de baisse cette année). Nous avons, en plus de sollicitations exceptionnelles, dû demander aux paroisses de faire un effort pour réduire leur dépense (recours au chômage partiel, report de travaux, etc.). Au 1er septembre, nous estimions ainsi avoir un retard de 15% sur le budget des paroisses par rapport à l’année précédente. Mais nous n’avons pas encore pu mesurer l’impact de la seconde vague et du deuxième confinement...

Quelles conséquences pourrait avoir cette crise économique sur l’action de l’Eglise, au niveau des services pastoraux et des paroisses ?

Nous ne ferons pas d’impasse sur l’action pastorale de l’Église catholique ! Il n’y aura pas de réduction de budget là-dessus. Mais la baisse des ressources mentionnées, à laquelle s’ajoute une baisse des legs cette année, nous obligera sûrement à gérer différemment nos biens immobiliers, avec par exemple des reports de travaux, en 2021.

Quelles initiatives ou mobilisations inattendues retenez-vous comme point d’appui pour l’avenir ?

Nous avons vu une réelle prise de conscience, par ceux et celles qui nous donnent habituellement, de l’importance de leurs dons. La preuve : le don moyen augmente encore cette année. De nouveaux donateurs se sont aussi manifestés suite aux campagnes exceptionnelles du denier ou de l’appel à soutenir les paroisses. Cela sera à analyser en détail pour garder le lien, en 2021, avec ces fidèles qui jusqu’alors ne s’étaient pas mobilisés par des dons.

Enfin, nous avons lancé un nouveau site pour nos différentes campagnes de dons (donnons-bordeaux.catholique.fr) et nous avons une opération « à Noël, transmettons l’essentiel » qui est en cours en cette fin d’année. Dans les paroisses, nous poursuivons et généralisons aussi des initiatives tels que l’application La Quête, les paniers de quête connectés ou des bornes sans contact... Nous restons donc optimistes pour l’avenir !

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