« Les actions solidaires ont pris une plus grande importance dans la vie des aumôneries. »

Lorem ipsum dolor sit amet

Partager sur: Partager sur Twitter Partager sur Facebook Partager sur Google+

Chamboulées par la crise sanitaire, les aumôneries de l’Enseignement public ont su d’adapter et ont notamment développé des partenariats avec des mouvements caritatifs pour mener des opérations de solidarité avec les jeunes. Bilan et passage en revue des projets de 2021 avec Astrid Gaudrie, responsable diocésaine du SDAEP.

Comment s’est déroulé l’activité des aumôneries scolaires dans l’Enseignement public depuis la rentrée de septembre ?

Astrid Gaudrie : Lors de notre récent Conseil diocésain des aumôneries de l’Enseignement public, début janvier, nous avons relu un peu l’année écoulée et nous avons constaté que, dans plusieurs endroits, les aumôniers n’avaient même pas eu le temps de voir les jeunes et de lancer des activités que le nouveau confinement, à la Toussaint, est venu de nouveau tout arrêter. Cependant, à la différence du premier confinement, les animateurs d’aumôneries sont dorénavant aguerris et ils ont été aussitôt opérationnels en faisant preuve d’ingéniosité pour rester en lien avec divers outils numériques comme des réunions en visioconférence, des e-mails, des coups de téléphones. Certaines rencontres physiques ont pu avoir lieu lors d’actions de solidarité avec des partenaires comme la Banque alimentaire, ou lors de célébrations telles que des veillées de prière durant le temps de l’Avent.

Nous avons aussi constaté que les actions solidaires ont pris une plus grande importance dans la vie des aumôneries. Nous l’avons accompagné au niveau du service diocésain en faisant des propositions en lien avec le Secours catholique, l’Ordre de Malte et les équipes Saint Vincent de Paul. Nous avons notamment eu un projet de « boites à chaussure solidaires » contenant 4 objets (une denrée chaude, une denrée sucrée, un objet parfumé et un mot doux) et remises aux personnes démunies et à la rue. Cette initiative a été très bien suivie par les jeunes y compris au sein d’aumôneries qui n’avaient pas l’habitude de mener ce type d’opération. Il est aussi intéressant de souligner que plus qu’une simple opération ponctuelle pendant l’avent, les jeunes ont rapidement exprimé l’envie de poursuivre dans la durée ces actions de solidarité. Cela nous amène à penser que nous étions peut-être parfois trop occupés par l’organisation de grands événements et rassemblements et que cette crise nous a obligé à davantage mettre au centre de nos préoccupations le service du frère !

L’action qui m’a peut être le plus surpris par son ampleur et par l’intérêt qu’elle a suscité chez les jeunes et la proposition d’écrire des cartes de vœux pour des détenus en lien avec l’aumônerie de la Maison d’arrêt de Gradignan. Nous allons accompagner cela dans le temps en proposant des rencontres entre les jeunes et les aumôniers de prison pour mieux comprendre leur mission.

Le contexte sanitaire reste critique en ce début d’année et les incertitudes nombreuses, mais quels projets lancez-vous malgré tout en 2021 ?

Nos actions se portent chaque année sur deux axes, auprès des adultes, animateurs dans les aumôneries, et auprès des jeunes.
Pour les adultes, notre priorité cette année était de lancer des formations sur le thème de la protection des mineurs. Nous avons écrit une charte l’an dernier que tout animateur doit désormais signer et nous avons rendu obligatoire le suivi, une fois par an, d’un temps de formation sur ce sujet. Les premières formations ont dû être organisée en visioconférence, mais cela a finalement permis de rejoindre d’avantage d’animateurs sur l’ensemble de la Gironde. Cette année nous abordons le thème de la « la juste distance » que doit adopter un animateur vis-à-vis des jeunes. Au total, nous aurons eu quelques 122 animateurs formés au cours de 3 sessions. De plus, nous avons ouvert cette formation à des animateurs d’autres mouvements tels que les Scouts, le MEJ, TeenStar ou des Assistants en pastorale scolaire de l’Enseignement catholique, ainsi qu’à des animateurs en aumônerie d’un diocèse voisin.

Notre deuxième action à destination des adultes porte sur l’évolution de la FRAEP, formation des responsables en aumôneries de l’enseignement public, qui devient la F3A , Formation pour les animateurs auprès des adolescents, et s’ouvrent ainsi à d’autres mouvements d’Eglise. Elle avait lieu au niveau régional. Vu le contexte sanitaire, nous l’organiserons donc cette année le même jour dans plusieurs diocèses et seront reliés en visioconférence. Ces deux formations pourront donc se tenir même en cas d’impossibilité totale d’être en présentiel.

Le dernier rendez-vous pour les adultes est une récollection que nous souhaitions faire le 23 janvier, mais que nous ne pourrons réaliser que si la rencontre en chair et en os est possible. (possibilité encore à confirmer à l’heure où nous imprimons ce journal). L’idée est d’offrir un temps au animateurs, qui sont avant tout des témoins de la foi, pour qu’ils puissent se ressourcer.

Et pour les jeunes ?

Il y a tout d’abord le rassemblement Objectif 5ème. Il devait avoir lieu en novembre mais a été reporté au 6 mars prochain, nous espérons pouvoir le réaliser... Pour les élèves de 4ème et 3ème, nous devrions rejoindre cette année le pèlerinage diocésain à Lourdes (comme tous les deux 2 ans) qui doit avoir lieu le 8 et 9 mai. Avec les beaux jours, nous avons bon espoir de pouvoir le vivre... Les lycéens devaient eux vivre un temps en inter-province, réunissant 10 diocèses, à Bergerac en octobre dernier. Nous avons tous choisi de reporter ce projet à l’automne 2021.

Les reports et l’incertitude qui pèsent sur ces projets ont pu générer de la frustration car ils demandent beaucoup d’investissement des animateurs et de nombreux bénévoles... Cela nous amène aussi à un certain dépouillement, nous nous investissons malgré tout sans savoir quand cela pourra avoir lieu !

Enfin, en dehors de ces rassemblements, nous avons lancé une démarche spirituelle qui sera le fil rouge de notre année. Il s’agit de « Pollen d’aumôneries vertes » qui découle de la démarche « Eglise verte » mais qui est adapté pour les jeunes. Nous lançons pour l’instant la réflexion théorique et les premiers questionnement, qui peuvent avoir lieu en visio, avant de passer à la mise en place d’éco-gestes au sein des différentes aumôneries. Nous proposons dès à présent aux aumôneries de prendre date, le 4 juin prochain, pour une rencontre à la Maison diocésaine Saint Louis Beaulieu, où chacun présentera son projet de l’année.

En parallèle. nous avons lancer un concours « Affiche ton aumônerie ». Nous sommes convaincus que les jeunes de nos aumôneries sont les mieux placés pour donner envie à leurs camarades de les rejoindre ! Ils devront donc inventer et proposer des affiches et nous les présenterons le 4 juin lors de notre rencontre diocésaine à Beaulieu.

Partager sur: Partager sur Twitter Partager sur Facebook Partager sur Google+