« Espérer en temps de crise ? », un B’Abba original en Gironde

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Proposés depuis une dizaine d’année en gironde, les parcours B’Abba permettent de faire découvrir ou réentendre l’Évangile en lien avec des thématiques actuelles. Véronique de Poncheville participe régulièrement à l’écriture de nouveaux parcours. Au début de ce Carême, elle propose un parcours en lien avec la crise sanitaire que nous traversons...

Vous venez d’écrire un nouveau B’Abba « Espérer en temps de pandémie ? », comment l’avez-vous construit ? 


La pandémie avec les confinements, couvre-feu et autres contraintes, c’est lourd ! Mais surtout l’impossibilité de se retrouver pour les B’Abba, moments conviviaux par excellence, pesait à l’équipe du B’Abba de l’ensemble pastoral Bordeaux-Boulevards. Nous savons par expérience comment des personnes très diverses : chercheurs de sens, « recommençants », catéchumènes, « chrétiens de toujours » trouvent force et bonheur dans ces rencontres. Nous ne pouvions plus les leur proposer, et ça c’était insupportable ! Alors nous avons cherché des solutions !

Renoncer à la convivialité des petites tables où l’on partage café ou pizza fait partie de la solution. Mais pas question de renoncer à l’équilibre des temps de parole en tout petits groupes et des moments de réception de la Parole de Dieu en grand groupe ! La visio-conférence le permet, profitons-en !

Habituellement, j’écris un B’Abba quand nous avons perçu un besoin, une question qui taraude les gens. Alors cette question, je la tourne et retourne, je la « porte », nous en parlons ! et je me demande « quelle Bonne Nouvelle l’Evangile apporte-t-il sur cette problématique ? » Par exemple, nous voyons courir après le temps les jeunes parents et les professionnels comme les jeunes adultes qui frappent parfois à la porte de l’Eglise ; leurs agendas c’est un enfer !!! Est-ce que l’Evangile pourrait être une Bonne Nouvelle pour nos agendas ? Et j’ai écrit le B’Abba « Présent ! ».

Dans le même ordre d’idées mais avec un cheminement un peu différent, j’ai écrit « divorcés, séparés … et maintenant ? » à force d’entendre des amis, des relations qui étaient en souffrance. Parfois tel ou tels me demandent de leur proposer un B’Abba, alors je m’y mets ! comme l’an dernier avec « Planète bleue, alerte rouge ».

Pour « espérer en temps de pandémie ? » c’est pareil ! L’Evangile nous dit des choses qui peuvent nous faire du bien et ce serait dommage de ne pas les partager ! Pour écrire le B’Abba, c’est comme une recette de cuisine ! Commencer par prendre en compte toutes les façons dont les uns et les autres parlent de leur manière de vivre la pandémie. Ensuite « laisser venir », « mijoter » ! Il y a toujours un jour où ça se croise avec tels ou tels moments d’Evangile. C’est ça que j’ose appeler le travail de l’Esprit ! Ça peut être long ! Ce B’Abba, dès le mois d’avril, nous avons été plusieurs à y penser, mais je n’ai pu commencer à l’écrire qu’en novembre pendant le second confinement. Avant, ce n’était pas « mûr ».

Quand j’ai trouvé les textes d’Evangile qui se répondent et nous éclairent, je passe à l’écriture du premier volet « l’Evangile raconté ». Ensuite je regarde ce qu’il faudrait que nos invités aient entendu avant de repartir, et j’écris le second texte « la foi exposée ». En général nous écrivons à plusieurs les cartes utilisées au début de la rencontre ainsi que les questions pour l’appropriation des textes en petites tablées.
Et puis ensuite, il y a les relectures, et la reprise de l’ensemble des deux textes une fois la première mise en scène du B’Abba effectuée. Celui-ci je l’ai « testé » en décembre.

Présenté en début de Carême, ce parcours est, dans sa forme, pensé pour pouvoir être repris localement par des paroisses, des groupes de chrétiens, de manière décentralisée. Cette forme découle-t-elle uniquement du contexte sanitaire ou y voyez-vous d’autres intérêts ?

Nous n’avons pas cherché à proposer ce B’Abba au début du carême ! Il a été testé en décembre par conférence téléphonique, c’était moins mal que ne rien proposer du tout ! puis nous l’avons vécu en janvier, en visio-conférence avec des personnes très diverses de l’ensemble pastoral et nous avons été impressionnées par le bonheur de ces personnes. Elles nous ont dit qu’elles étaient très heureuses d’avoir été invitées à vivre ce moment et à parler de la pandémie. Nous avons donc peaufiné les aspects techniques afin de proposer de vivre des B’Abba sur ce modèle de visio-conférence, au cas où la pandémie nous priverait encore longtemps de rencontres « en présentiel ». Mais vivement que nous puissions retrouver la convivialité des petites tablées !

Dans le diocèse ce que nous appelons « la pépinière B’Abba» permet depuis de nombreuses années à un groupe, une paroisse, de la ville comme de la campagne, de programmer un B’Abba même s’ils pensent ne pas avoir localement des ressources suffisantes.« La pépinière » c’est un ensemble de personnes-ressources qui vont contribuer au bon déroulement d’un B’Abba, là où elles sont sollicitées.

Avec une visioconférence, c’est un peu la même chose. L’IPB propose aux groupes et aux paroisses de vivre ces visioconférences. Une optimisation des ressources techniques permet de conserver un élément essentiel du B’Abba : le partage en tout petits groupes, et de maintenir l’attention pendant les temps d’écoute en grand groupe. Grâce à la technologie nous ne sommes pas condamnés à l’isolement ! Nous proposons, en quelque sorte, un B’Abba « clefs en mains » où même le témoignage est fourni dans le package. Ça peut aider à oser se lancer dans des invitations via des outils de visioconférence divers et variés, à ne pas se sentir totalement démuni pour proposer l’Évangile !
Mais je connais des équipes qui préféreront, et à juste titre, apporter leur propre touche, utiliser leur support préféré pour la visio, assurer elles-mêmes les lectures et solliciter elles-mêmes une personne de leur entourage pour témoigner !

Que ce soit en présentiel ou à distance, que l’équipe invitante prenne tout le package ou s’occupe de gérer son B’Abba comme à son habitude, une constante demeure : le B’Abba portera du fruit dans la mesure où les organisateurs se prépareront, individuellement et collectivement, à accueillir chaque invité avec un immense respect, à faciliter une prise de parole personnelle, à veiller à ce que personne ne monopolise l’attention et surtout à essayer d’entendre l’Esprit souffler sa joie au cœur de chacun.

Ce B’Abba arrive en début de Carême et il arrive bien, me semble-t-il ! Il nous met au cœur de la foi pascale.

Une découverte de ce B’Abba le 24 février à 20h30

Pour ceux et celles qui souhaiteraient découvrir ce B’Abba, afin de le proposer ensuite dans leurs paroisses et communautés, une soirée de présentation, au cours de laquelle les participants feront l’expérience du B’Abba mais pourront aussi échanger sur la manière de l’animer, est proposée en lien avec l’IPB le mercredi 24 février à 20h30.

Renseignements et inscriptions avant le 22/02 :
contact@institutpeyberland.fr

B’ABBA, C’EST QUOI ?

Les rencontres B’Abba ont été inventées à Poitiers par Isabelle Parmentier. L’Institut Pey Berland les a fait découvrir en Gironde depuis 10 ans. Leur déroulement rigoureux permet d’articuler un échange qui part de la vie des personnes puis accueille l’Evangile et le partage, avant de se demander comment les chrétiens aujourd’hui vivent cette Parole. Un temps de relecture en fin de rencontre permet à chacun de ressaisir les appels entendus. En Gironde, à partir de ce cadre de base donné par les premiers B’Abba, un groupe de chrétiens s’est lancé dans la rédaction de nouvelles propositions originales.

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