La Maison des 2 rives ouvre ses portes

Depuis 1998, elle s’appelait « Maison Saint-Catherine ». Située dans la rue piétonne du même nom, cette maison d’accueil pour jeunes femmes en difficulté change de locaux mais garde le même projet initié il y a 15 ans par le Secours catholique : cheminer avec les plus fragiles.
D’où vient le nouveau nom de cette maison relais ?

Patrice Vincey, président du Secours catholique en Gironde. Ce sont les pensionnaires elles-mêmes qui ont trouvé ce nouveau nom et il est très symbolique : passer sur l’autre rive pour prendre un nouveau départ ! Le fait qu’elles l’aient baptisée elles-mêmes témoigne aussi de leur réelle appropriation de ce projet.

“Les personnes en difficultés sont acteurs de leur propre redressement”
Ce projet a été lancé en 1998, rue Saint-Catherine. Quel était son objectif premier ?

Cela fait partie des expérimentations que le Secours catholique met en place pour répondre, de manière un peu innovante, à des besoins qui ne sont pas toujours couverts par les services de l’État.

L’idée était de prendre en charge des jeunes femmes un peu violentées par la vie, d’abord pour qu’elles se reposent et soient en sécurité et ensuite pour leur redonner goût à la vie et redevenir autonome via des formations et l’accompagnement des bénévoles.

Qu’est-ce qui a changé plus de 15 ans après ce lancement ?

Le projet n’a pas changé sur le fond. Dans la forme, nous étions hébergés jusqu’ici dans des locaux des Dominicains, rue Sainte-Catherine, nous nous trouvons aujourd’hui place Stalingrad, de l’autre côté du pont de pierre. Les locaux sont neufs et mieux adaptés à l’accueil de femmes avec ou sans enfants. Elles restent tout de même au cœur de ville, notamment via le tramway, pour pouvoir accéder aux activités sociales et aux formations sans difficultés.

En quoi la présence, aux côtés de travailleurs sociaux professionnels, de bénévoles du Secours catholique est-elle importante ?

C’est tout l’intérêt de notre positionnement non pas dans une charité verticale mais d’un accompagnement. Nous voulons « être avec », car nous sommes certains que ce sont les personnes en difficultés qui sont acteurs de leur propre redressement. Nous sommes donc là pour les aider à reprendre confiance. Grâce au contact quotidien avec nos bénévoles que ces jeunes femmes retrouvent goût à la vie et à la relation aux autres.