« Nous souhaitons développer des correspondants pour l’accueil des migrants sur chaque paroisse »

Lorem ipsum dolor sit amet

Partager sur: Partager sur Twitter Partager sur Facebook Partager sur Google+

La pastorale des migrants du diocèse de bordeaux s’est mobilisée, en lien avec d’autres partenaires, pour apporter de l’aide matérielle à des migrants touchés de plein fouet par la crise sanitaire, l’isolement et les conséquences du confinement. Témoignage de Michel Barrabès, diacre et responsable diocésain de la pastorale des migrants.

Quels défis avez-vous dû relever face à la crise sanitaire et aux confinements successifs ?

Michel Barrabès : Ce sont plusieurs défis différents au fil des semaines... Avec l’arrêt des écoles au printemps, puis en novembre avec à nouveau un enseignement à distance, nous avons dû équiper des familles en matériel informatique et les accompagner pour que les enfants puissent poursuivre leur scolarité.

Pour les adultes, le confinement et les mesures sanitaires ont ajouté de la difficulté dans leurs parcours administratifs. Il devient plus difficile par exemple d’accéder à des consultations juridiques : celles-ci se font uniquement par téléphone. Les délais pour renouveler les papiers ou pour l’obtention de titre de séjour se sont allongées à la Préfecture. Cela a généré pas mal d’anxiété pour les personnes en attente de régularisation. Nous nous sommes donc mobilisés pour accompagner davantage physiquement les personnes à chacun de leur rendez-vous.
Dans un deuxième temps, il y a eu un impact économique. Avec les deux confinements de nombreux emplois précaires ont été supprimés (notamment dans la restauration ou le bâtiment). De plus, les personnes qui attendaient des renouvellements de titre de séjour avec autorisation de travail ont parfois été bloquées quelques semaines, avec des pertes de revenus et donc des retards de loyer.

L’absence des célébrations publiques a aussi coupé les liens existant entre les personnes accueillies et les paroissiens qu’ils croisaient régulièrement. Cela a pu accentuer le sentiment d’isolement dû au port du masque.


Quelles initiatives ont été prises pour y faire face ?

Outre l’accompagnement physique ou l’aide matérielle, nous avons aussi soutenu la fabrication de plus de 1500 masques en tissu à destination de migrants vivant en grande précarité. La moitié a été réalisée par le collectif de couturières « Masques Attacks » ; le reste a été réalisé par des paroissiennes bordelaises (qu’elles soient à nouveau remerciées) et par des réfugiés sur Pessac, Mérignac et Cestas, qui en ont cousu plus de 500.

Nous distribuons aujourd’hui des chèques-services et nous commençons à recueillir des demandes d’aide pour le paiement des loyers, car la situation devient de plus en plus critique économiquement.
Enfin, nous essayons de développer des correspondants locaux, dans chaque secteur, sur la question de l’accueil des migrants et réfugiés... Nous en sommes à une trentaine de correspondants sur les 65 secteurs pastoraux que compte le diocèse. En lien avec les diaconies de secteur voulues par notre Synode diocésain, ces personnes rappellent à chaque communauté d’être vigilante à la situation des migrants et réfugiés. Ceux présents sur leur paroisse pour pouvoir les accompagner, mais aussi au niveau national ou international.

Partager sur: Partager sur Twitter Partager sur Facebook Partager sur Google+