Prévenir la sauvegarde des biens culturels de la cathédrale

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Prévenir les catastrophes comme celle de l’incendie de Notre-Dame de Paris survenu en 2019, tel était l’objectif ce mercredi 11 octobre de l’exercice organisé conjointement entre les différents acteurs de la cathédrale Saint-André à Bordeaux.

Il ne faisait pas encore jour ce matin-là lorsque les premiers camions de pompiers ont pris place sur la place Pey Berland, installant un important dispositif tout autour de cet édifice bien connu des diocésains. Réunis pour un point presse improvisé entre le portail Royal et la mairie, les différents acteurs de cet exercice (Préfecture, Diocèse, SDIS et DRAC) ont présenté les opérations qui allaient se dérouler.

IMG_4837.jpgÉtienne Guyot, préfet de la région Nouvelle-Aquitaine a rappelé que « la France compte 87 cathédrales d’État dont 10 situées en Nouvelle-Aquitaine. ». Depuis l’incendie qui a ravagé une partie de la cathédrale Notre-Dame de Paris dans la nuit du 15 au 16 avril 2019, « la sécurité a été revue à la hausse et chaque cathédrale dispose d’un plan de sécurisation précis », précise-t-il. À ses côtés Laetitia Morelet, architecte des bâtiments de France pour la direction générale des affaires culturelles (DRAC) de Nouvelle-Aquitaine a détaillé l’opération qui allait commencer quelques minutes plus tard-un dispositif qui concernait ce jour-là le « plan de sauvegarde des biens culturels » à l’intérieur de la cathédrale. Ce plan de sauvegarde a pour mission de déterminer quels sont parmi les 180 biens répertoriés par la DRAC, la trentaine qu’il faudrait, en cas d’incendie, évacuer en priorité. Depuis plusieurs années, grâce à des phases de travaux successives, une augmentation régulière du niveau de sécurité de l’édifice a pu être mis en place. Parmi les chantiers récents, l’établissement d’un organigramme des clés de la cathédrale « un tel bâtiment comprend de nombreuses clés et c’est pourquoi, ces derniers mois un travail important a été fait afin de réaliser un organigramme des clés. Les enjeux de ce travail étaient doubles : contrôler les accès mais également accéder facilement aux bonnes clés en cas de problème. ».

Tester la coordination, la rapidité et l’efficacité du dispositif était donc l’enjeu de la soixantaine de personnes présentes aux abords de Saint-André. Le recteur de la cathédrale, le père Jean-Clément Guez,o.p. a rappelé combien ce type d’exercice était important afin d’avoir « une connaissance mutuelle et apprendre à travailler ensemble ». En effet, si le diocèse de Bordeaux n’est aujourd’hui que l’affectataire du lieu, c’est bien lui qui fait vivre ce lieu au quotidien. Il a souligné combien « les connaissances du SDIS (ndlr Service Départemental d'Incendie et de Secours) et de la DRAC viennent aiguiser le regard quotidien de l’affectataire sur ce qui pourrait être un souci en cas de sinistre », a-t-il rappelé.

Cet exercice n’aurait pas été possible sans la participation des membres du SDIS, sapeurs-pompiers experts qui travaillent en lien avec la DRAC épaulés par la présence d’une dizaine de bénévoles de l’association « Les boucliers bleus ». L’association intervient notamment en cas de sinistre pour l’évacuation des biens culturels. S’appuyant sur des drones ou encore des plans en 3D du bâtiment, leur concours à ces opérations est primordial puisque c’est eux qui, en cas d’un départ de feu, seraient amenés à entrer en premier dans la cathédrale. Une connaissance fine de celle-ci et des procédures bien rôdées sont donc primordiales.

Durant toute la manœuvre, les œuvres évacuées ont été stockées à la mairie située à quelques mètres seulement de la cathédrale.