Aider à l'évangélisation par l'éducation

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C'est une nouveauté en 2019-2020 : une formation spécifique pour les Adjoint.e.s en pastorale scolaire est proposée au sein de l'Institut Pey Berland !

Inscriptions :
Vous êtes adjoint.e en pastorale scolaire et souhaitez rejoindre cette formation. Contactez le secrétariat de l'Institut Pey Berland

contact@institutpeyberland.fr

 

Fr. Dominique Raphaël Kling, dominicain, au service de l’évangélisation au sein de la direction diocésain de l’Enseignement catholique de Gironde.


Pour la première fois une formation conjointe Institut Pey Berland et Enseignement catholique se penche sur la question des Adjoints en pastorale scolaire et plus largement sur les acteurs pastoraux dans le monde éducatif. Quelle a été la genèse de ce projet ?

C’est la promulgation en 2016 par le cardinal Ricard du projet de l’Enseignement catholique en Gironde : une feuille de route avec un axe portant sur l’évangélisation. Il s’agit d’aider les adultes dans nos établissements à œuvrer à une ouverture spirituelle de ceux qu’ils rencontrent. Bien sûr, nous avons des élèves de confessions diverses et une grande diversité de chemins du côté des adultes mais l’enjeu est de donner des moyens aux APS, ainsi qu’aux bénévoles, d’accompagner ces jeunes de manière à pouvoir accomplir cette évangélisation par l’éducation, cette ouverture au spirituel pour tous les élèves et les adultes, chacun à son rythme.


Parallèlement à celui de l’enfant, vous souhaitez aussi prendre soin du « développement intégral » des acteurs pastoraux.

Dans le diocèse, nous n’avions pas de formation spécifique, donc depuis 2016, après une période de réflexion, le « bébé » est né ici à Beaulieu, et le cardinal m’a confié la responsabilité d’un pôle de pastorale scolaire, au sein de l’Institut Pey Berland, qui coordonne une formation de 400 heures déployée sur 2 ans, pour tous les animateurs adjoints et les bénévoles qui sont dans la pastorale scolaire.

C’est une formation multidisciplinaire avec de nombreuses entrées...

Cela correspond à l’extraordinaire diversité des missions, des profils, des établissements, des âges... La mission d’un APS est assez complexe : grande diversité de profils spirituels, des questions parfois très lancinantes, des sujets d’actualité, de société (tels que le début ou la fin de vie), etc… Cela réclame pour un adulte une formation qui soit extrêmement large. Nous avons donc élaboré une proposition qui part du numérique et de son utilisation dans la pastorale, qui aborde les enjeux et les défis posés aux jeunes, jusqu’à des choses beaucoup plus fortes en théologie : connaissance du Christ, de l’Écriture, de la Trinité, de la théologie morale... Nous souhaitons aussi donner aux APS des techniques d’auto-apprentissage, de retour dans leur pratique et une intelligence de la foi de manière à ce qu’ils soient à même ensuite de continuer à se former et de former les autres.

Ces allers-retours entre théorie et pratique correspondent aussi à l’expérience professionnelle des participants, qui sont sur le terrain ?


Exactement,  c’est une formation professionnelle. Elle a un enjeu opérationnel immédiat. C’est vraiment son originalité par rapport aux formations existantes que nous avons recensées. Un partenariat est réalisé avec Talenthéo qui aide dans les paroisses à intégrer cette notion de disciples-missionnaires, à voir comment faire pour témoigner dans cette grande diversité des communautés chrétiennes. Cet aller-retour entre pratique et intelligence de la foi ou de la pastorale sera accompagné par les coaches chrétiens qui vont nous piloter lors d’un module décisif de cette formation.

Des APS peuvent-ils « prendre le train en marche » ?

Avec joie, nous commençons petitement, notre rêve serait de donner à l’ensemble des adjoints à la pastorale scolaire la possibilité de se former, de faire une pause, d’approfondir tel ou tel point de la foi. La formation a un programme complet, mais on peut aussi choisir un module seulement, par exemple : psychologie des enfants et des adolescents, introduction à la Bible, anthropologie, connaissance du Christ.


Comment fonctionne un module ?

Tous les cours et les rencontres ont lieu le jeudi, sur le temps de travail de nos APS, car une c’est une formation professionnelle. Les modules sont en général courts, 6 ou 7 séances de deux heures, ils font une douzaine d’heures étalées en général sur un trimestre. Le module « histoire de l’Église », lui, court sur l’ensemble de l’année.


La formation est-elle prise en charge par les établissements ?

Bien sûr, pour les APS et les salariés de l’établissement. Pour les bénévoles, une participation est demandée, ils peuvent cependant tout à fait envisager de solliciter une aide à l’établissement dans lequel ils œuvrent.



Véronique Sanvoisin, coordinatrice de la pastorale à Libourne, en paroisse et dans deux établissements scolaires : Marie Immaculée et Saint Jean.

Quelle différence notez-vous entre la coordination de la pastorale dans un établissement scolaire et dans une paroisse ?

Pour l’instant, on aimerait bien qu’il n’y ait pas trop de différence, justement, le but étant d’être une communauté réunissant l’église et les écoles catholiques, en leur proposant des projets communs, des temps forts, des messes, pour rassembler tout le monde, car je pense que cela est nécessaire aujourd’hui.

Comment avez-vous eu vent de cette formation ?

Complètement par hasard, sans doute un effet de la Providence (rire) ! C’est un prêtre qui me parlait de cours qui allaient être dispensés ici, et après avoir rencontré le frère Dominique-Raphaël, j’ai pu m’inscrire.

Qu’en attendez-vous ?

Cela fait longtemps que j’attends cette opportunité de me former, et pour faire profiter de nouveaux projets, de nouvelles idées, aux équipes de catéchistes et ensuite aux parents et aux enfants.

Le plan de cette formation vous a été présenté lors de la première rencontre, qu’est-ce qui vous a marqué ?

Le volet co-développement, apprendre à se connaître soi-même, pour ensuite bien enseigner et bien savoir où l’on va. J’ai apprécié la qualité des intervenants et des cours qui nous seront dispensés. J’ai trouvé cela riche et très diversifié, ça a l’air passionnant.

Il est question de former un « corps » des APS, utile pour s’entraider, pour que chacun puisse apporter sa contribution, que pouvez-vous apporter ?

Je vais le découvrir en faisant un bilan de compétences, et c’est très important, car un chrétien seul se meurt, on le sait. On se sent plus ou moins seul dans nos écoles, et pas toujours soutenu, nous avons donc besoin d’apporter nos compétences et d’écouter ce que les autres ont à nous apporter.


Aujourd’hui, quel défi voyez-vous dans vos lieux de mission ?

Celui qui a toujours existé : comment amener les gens qui ne croient pas ou qui sont très peu convaincus, à donner cette éducation religieuse, à proposer des moments de foi à leurs enfants, en sentant que c’est un appel et que c’est bon pour eux : comment rassembler les gens et comment les attirer vers le Christ.

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