“ On ne tue pas au nom de Dieu ”

Suite à l'annonce de l'exécution d'Hervé Gourdel par un groupe de djihadistes affiliés à l'auto-proclamé État islamique, une minute de silence a eu lieu dans la cour de l'Hôtel de ville de Bordeaux. Un rassemblement qui a réuni des représentants politiques, de la société civile et des différents religions.

À l'appel d'Alain Juppé, maire de Bordeaux et président de la CUB (Communauté urbaine de Bordeaux) et du préfet de la région Aquitaine, Michel Delpuech, un rassemblement républicain a réuni de nombreux élus et les représentants des différentes religions. Le maire de Bordeaux qui a souligné l'importance d'une " cohésion nationale face à ces actes extrémistes ". Le préfet a lui souhaité, par cette rencontre, rappeler que " les valeurs de la République et du vivre ensemble seront plus fortes que cette barbarie. "

À cette occasion, Tarek Oubrou, imam de la mosquée de Bordeaux, a dénoncé une nouvelle fois les crimes commis par ces groupes terroristes au nom de la religion musulmane.

 

 

Le rabbin de Bordeaux et du Sud-Ouest, Emmanuel Valency, a souhaité être également présent, en pleine festivité du nouvel an juif. " Je voulais témoigner de notre solidarité en tant que concitoyens français". "Lorsque quelqu'un commet un crime au nom de Dieu cela fait mal à tous les croyants du monde. Et tous doivent se lever pour dénoncer cela. On ne tue pas au nom de Dieu."

"Demain, au cours de la célébration du nouvel an juif, nous lirons à la synagogue le passage du sacrifice demandé par Dieu à Abraham. Au départ, Abraham doit sacrifier son propre fils mais finalement Dieu arrête sa main et Isaac est épargné. Ce passage est commenté traditionnellement comme le refus de tuer tout être humain au nom de Dieu."

Pour lui aussi, le fait d'être aux côtés de représentants d'autres relgions fait sens. " Nous montrons que nous sommes unis face à cette barbarie. Ces terroristes ont appelé à tuer les "mauvais français". Juifs, musulmans ou chrétiens nous sommes tous ici des citoyens français."

Enfin pour Mgr Laurent Dognin, il est important que les religions puissent s'exprimer pour éviter de tomber dans le piège du "choc des civilisations" voulu par ces groupes terroristes.