À la découverte d'Alexis Duffaure, chef de chœur et d'orchestre bordelais

La musique est un langage universel. Elle contribue au sentiment d’unité au sein de l’Église. Notre archevêque a récemment réaffirmé l’importance de la liturgie auprès du clergé diocésain. Depuis Vatican II, la musique tient un rôle primordial : elle fait partie de la liturgie par sa connexion aux rites. On ne chante plus dans la liturgie, mais on chante la liturgie.

Que ce soit à la chapelle de la Cathédrale de Bordeaux, ou encore aux chœurs de la Maitrise de Bordeaux, Alexis Duffaure porte toutes les casquettes d'un chef d'orchestre accompli. À 39 ans il dispose déjà d'un palmarès bien rempli. Découvrez son portrait et son implication dans la réussite des talents de demain.

On connait votre parcours musical et votre passion pour la direction, qu’est-ce qui vous a motivé à intégrer la Maitrise de Bordeaux ?

J'ai accompagné en tant qu’organiste deux événements d’une manécanterie bordelaise (NDLR : autrefois, école de chant attachée à une paroisse pour y former des enfants de chœur). Lionel Palis, ténor aux Petits Chanteurs de Bordeaux, a alors pressenti que j’avais le profil pour créer avec lui un chœur de filles parallèlement au chœur de garçons. C’est ainsi que l’aventure a commencé pour moi en 2004. J’avais 22 ans. Je n’avais jamais  travaillé avec des enfants. Ce sont eux qui m’ont appris. En 2008, je prends la direction des Petits Chanteurs de Bordeaux.

La Maîtrise de Bordeaux n’a pas qu’un rôle musical, mais aussi un rôle éducatif et spirituel. C’est une véritable école de la vie.

Quelle est selon vous l’importance du vecteur de la musique sur le diocèse de Bordeaux ?

La musique est un langage universel. Elle contribue au sentiment d’unité au sein de l’Église. Notre archevêque a récemment réaffirmé l’importance de la liturgie auprès du clergé diocésain. Depuis Vatican II, la musique tient un rôle primordial : elle fait partie de la liturgie par sa connexion aux rites. On ne chante plus dans la liturgie, mais on chante la liturgie.

En partenariat avec la Maitrise de Bordeaux, l’établissement Grand Lebrun et le Diocèse de Bordeaux, vous avez lancé en septembre dernier le dispositif CHAM : Classes à Horaires Aménagés Musique à dominante vocale. Pouvez-vous nous présenter en quelques mots le principe de ces classes CHAM et quelles sont vos ambitions pour ce nouveau programme ? 

Le dispositif CHAM à dominante vocale propose un parcours pluridisciplinaire plaçant l’enfant et sa voix au cœur des apprentissages. L’élève peut ainsi s’épanouir par la musique sur le temps scolaire, en bénéficiant d’une très riche palette d’activités pratiques (chant choral chœurs de la Maîtrise de Bordeaux ou la chorale du collège, technique vocale, accompagnement clavier, ateliers percussions et thématiques variées), mais également théoriques (formation musicale chanteur, sorties pédagogiques), ainsi que de nombreux moments de partage : en donnant des concerts ou en assistant à des représentations. 

Cette année nous avons ouvert les classes de CE1/2, CM1/2 et 6e. L’objectif est d’ouvrir jusqu’au niveau 3e, et pourquoi pas prévoir de l’éveil musical pour les maternelles. 

Cela fait plus d’un mois que les premiers élèves des classes CHAM ont fait leur rentrée. Quel est votre ressenti sur la réussite du projet ? 

Pour le moment, tout se passe bien. Il est prévu dans les prochains mois une visite de la cathédrale et de ses orgues, une visite du Grand-Théâtre de Bordeaux ainsi qu’un concert à l’auditorium.

Pour plus d'informations : www.alexisduffaure.fr