L'Église est présente auprès des familles lors des demandes de crémations.

Chaque année à l’occasion du 2 novembre, jour de prière pour les défunts, le secrétariat du service diocésain envoie la liste des personnes crématisées aux secteurs pastoraux dont ils sont originaires.

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Plus de 800 familles ont été accompagnées par le service catholique d'accueil au crématorium en 2015. Une présence d'Église qui nécessite l'engagement de nouveaux chrétiens.

Depuis quand l’Eglise en Gironde a-t-elle mis en place un service d’accueil au crématorium et quelle est sa mission ?

Le service a été créé en 2009. À l’origine, il y a la prise en compte par l’Église diocésaine de la croissance exponentielle du nombre de crémations :

  • en 1983, date du premier crématorium à Mérignac, on enregistrait 40 demandes.
  • en 2015 plus de 4000 crémations ont eu lieu sur les deux crématoriums de Mérignac et de Montussan. En Gironde elles concernent près de 40% des obsèques.

 

Au quotidien, comment et où intervenez-vous ?

Les célébrations ont lieu dans les chapelles des crématoriums, elles sont assurées par une équipe d’une douzaine de personnes : prêtres, diacres, religieuses et laïcs.

La première année, il y a eu 101 demandes de célébrations. En 2015, 814 célébrations nous ont été demandées par le biais de quelques 74 sociétés de pompes funèbres. Les membres de l’équipe se réunissent régulièrement pour échanger sur les rencontres avec les familles en deuil, prier et se former à leur mission.

Les demandes de célébrations sont faites par les sociétés de pompes funèbres au secrétariat du service d’accueil aux crématoriums, situé à la Maison Saint Louis Beaulieu, puis transmises aux
intervenants.
Ces derniers contactent alors la famille du défunt pour préparer ensemble la célébration. Mot d’accueil, choix des textes religieux (1ère lecture et Psaume), musiques, etc. Les demandes venant de
plusieurs départements (Dordogne, Landes, Charente- Maritime), il arrive que cette préparation se fasse par téléphone ou par Internet, lorsque les familles sont trop éloignées.

Il existe aujourd’hui deux lieux de célébrations : Mérignac et Montussan. D’autres centres de crématorium sont à l’étude pour les années à venir.
Les rencontres avec les familles se déroulent soient à la Maison Saint Louis Beaulieu, soit dans les lieux de culte, en paroisses, soit aux crématoriums.
Ces temps de rencontre avec les familles en deuil restent des moments forts pour écouter les tristesses, les désespoirs des familles en recherche de réconfort, de paix et leur redonner confiance en la Vie.


Que proposez vous aux familles et comment les accompagnez-vous ?

Si le défunt avait un lien avec une paroisse, les intervenants proposent aux familles d’assister à la messe le dimanche suivant (comme pour les célébrations à l’Église).
Chaque année à l’occasion du 2 novembre, jour de prière pour les défunts, le secrétariat du service diocésain envoie la liste des personnes crématisées aux secteurs pastoraux dont ils sont originaires.

Peut-on demander une crémation et une célébration religieuse ?

Après avoir considéré pendant des siècles la crémation comme un défi à la foi chrétienne, l’Église catholique l’a autorisée à partir de 1963 à condition qu’elle ne manifeste pas un refus de la foi en la résurrection des corps. L’Église marque sa préférence pour l’inhumation au cimetière, à l’exemple de notre Seigneur Jésus.

Dans le cas d'une crémation, il est souhaitable que la célébration à l’Église ait lieu avant le transfert au crématorium. C’est autour du corps et non de l’urne funéraire que se déroule normalement la célébration. Cependant dans les cas où ce n’est pas possible, elle peut être faite en présence de l’urne avec l’accord de l’Évêque.

 

Des volontaires peuvent-ils s'engager dans ce service catholique d'accueil au crématorium ?

Tout à fait ! Des formations sont assurées à la Maison Saint Louis Beaulieu. Le nombre croissant de cérémonies nous amène à être toujours en recherche de bénévoles pour répondre positivement aux demandes de célébrations.

 

 

LE SAVIEZ-VOUS ? LA PROTECTION DES CENDRES FUNÉRAIRES EST INSCRITE DANS LE DROIT FRANÇAIS.

La loi n°2008-1350 du 19 décembre 2008 relative à la législation funéraire a instauré un véritable régime juridique des cendres funéraires, notamment afin de mettre un terme à certaines dérives telles que des cendres dispersées dans un tableau, dans un bijou ou encore des urnes retrouvées dans des brocantes ou des décharges...

Les cendres funéraires disposent dès lors de la même protection juridique que celle d’un corps inhumé. Il est ainsi précisé dans le code civil que « Le respect dû au corps humain ne cesse pas avec la mort. Les restes des personnes décédées, y compris les cendres de celles dont le corps a donné lieu à crémation, doivent être traités avec respect, dignité et décence » cf art. 16-1-1 du code civil. 

À ce titre, le partage des cendres ne peut plus être effectué.

Source : Document de l'Association des Maires de France 

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