Rencontre avec les six ordinands

Partager sur: Partager sur Twitter Partager sur Facebook Partager sur Google+

Le 30 juin prochain, ils seront ordonnés diacres permanents, diacre en vue du presbytérat ou prêtres. Rencontre avec ces six nouveaux ministres au service de l'Église en Gironde.

Dominique Bourgoin

Informaticien, marié

Dominique Bourgoin

Cette période est marquée par la joie que suscite l’annonce du sacrement. Cette joie est à la fois encouragement, réconfort et étonnement.

Elle est encouragement car je ressens physiquement les prières qui nous sont adressés.

Elle est réconfort en ce sens que l’appel du Christ à le suivre se confirme.

Elle est étonnement car elle est présente dans des lieux où l’expression de la foi semble absente comme mon travail. J’avance donc dans la joie vers l’ordination dans l’ordre des diacres.

Mes parents ont pris un engagement pour moi en me conduisant bébé au baptême. Ce jour là j’ai été marqué, la foi m’a été donnée, gratuitement, rien n’est plus grand. Il y a trente ans, j’ai pris devant Dieu et l’Eglise l’engagement d’aimer et de rester fidèle à mon épouse Marie-Philomène. Rien ne peut briser cet engagement consacré par le Seigneur.

Le 30 juin prochain, je recevrai le sacrement de l’ordre pour le diaconat, j’accepte, tout simplement, d’être l’instrument du Christ ressuscité pour servir dans son Église.

Cet engagement n’ajoute rien, ne retire rien, il est tout simplement une étape sur le chemin où me conduit la foi reçue au baptême.

 

Philippe Chirold

Consultant, marié

Philippe Chirold

Durant la période de discernement et de formation, j’ai pu découvrir que le diaconat ne pouvait pas uniquement se définir par une somme d’activités. Comme tous les sacrements, il marque l’être tout entier. C’est pour cela que nous sommes appelés à le vivre dans notre vie familiale et professionnelle tout d’abord, afin que cette grâce reçue rejaillisse dans le quotidien. Bien entendu, ce sacrement se traduira aussi par du temps à donner, à partager : un chemin à découvrir et à inventer.

Le 30 juin prochain s’ouvre donc une nouvelle étape de ma vie, de notre vie et je l’aborde avec confiance. Confiance, parce que j’ai rencontré durant ce temps de formation des candidats très différents et animés de la même foi en Dieu et nous avons marché ensemble, unis et priant les uns pour les autres, et je sais que cela se poursuivra ; leur aide a été précieuse durant ces dernières années. Confiance aussi parce que le jour de notre ordination, nous serons accueillis par des frères dans l’ordre du diaconat. Confiance enfin car je sais pouvoir compter sur les prières de toute la communauté rassemblée, ainsi que sur le soutien constant de mon épouse.

Au-delà des célébrations auxquelles j’aurai à prendre part, j’espère recevoir la grâce de pouvoir témoigner simplement au quotidien, dans les rencontres et les partages, de l’amour du Christ pour chacun d’entre nous.



François Xavier Cordeau

Enseignant, célibataire
François-Xavier Cordeau

Il y a six ans, lors de l’année du service du frère, les diacres étaient passés dans les secteurs pastoraux. Le père Gérard Faure m’avait alors posé la question. Il m’a fallu deux ans de discernement, pour voir si l’appel de la communauté était aussi celui du Seigneur. Dans l’évangile du jour de nos ordinations, le Christ nous redit  justement «Suis-moi» (Luc, 9:59), je réponds simplement à cet appel. Au cours de la préparation, cela m’a poussé à aller au seuil ou à la « périphérie » comme l’on dit aujourd’hui. Je me suis engagé dans les parcours Alpha de première annonce ou au sein du catéchuménat pour adultes. Le Christ nous appelle tel que nous sommes, je suis célibataire et je m’engage donc à rester célibataire.

J’ai été beaucoup soutenu par la prière de la communauté à Langon tout au long de mon parcours. Il y a aussi dans mon milieu professionnel plusieurs questions d’élèves, notamment sur la radicalité de l’engagement au célibat. Pour ce qui est de la mission du diacre au sein de l’Eglise, je ne souhaite pas être juste un distributeur de sacrement, il s’agit, je pense, plus d’« être » le Christ serviteur que de « faire ».

 

Sylvain Flipo

Ordonné diacre en vue du présbytérat
Sylvain

Même si c’est, dans mon cas, en vue du presbytérat, je serai ordonné pleinement diacre comme les autres. C’est très important pour moi de ne pas oublier de vivre pleinement mon diaconat. Les prêtres sont tous ordonnés diacres. Si gouverner, célébrer et servir sont les trois missions du prêtre, il ne faut pas que la gouvernance ou la célébration des sacrements face perdre de vue la dimension du diaconat et du service.

En tant que baptisé, je vis cet appel au service dans trois dimensions : je suis engagé au sein de la Mission ouvrière, l’accueil des personnes handicapées et le soutien aux migrants. Il y a une prière qui me tient particulièrement à cœur : « Les yeux fixés sur Jésus Christ, entrons dans le combat de Dieu. » Il s’agit, je pense, d’un combat de conversion qui nous engage personnellement, mais aussi d’un combat plus collectif, pour plus de justice. Une soif de justice liée à la question de l’amour de Dieu. L’un ne va pas sans l’autre.

 

Bertrand Arsac

Ordonné au présbytérat


Bertrand

Ordonné diacre l’an passé, le cardinal Ricard m’a demandé de poursuivre mes études à Bruxelles pendant deux ans en vue de l’obtention de la licence de théologie. C’est un temps béni pour préparer l’avenir.

À quelques jours de l’ordination presbytérale, je suis à la fois dans l’action de grâces pour toutes ces années de formation, en même temps je mesure aussi mes limites et mon indignité. C’est une invitation à m’abandonner dans la confiance à la miséricorde du Seigneur. J’ai hâte de pouvoir entrer dans cette vie renouvelée et je compte bien mettre à profit cet été pour déployer le don reçu, à Lourdes, à Paray-le-Monial, avant de commencer ma dernière année à Bruxelles. Merci pour votre soutien et votre prière !

 

Bruno Maurel

Ordonné au présbytérat
Bruno

L’ordination diaconale c’est tout donner, l’ordination sacerdotale c’est tout recevoir. Alors maintenant que je Lui ai tout donné, j’essaye paisiblement de rendre mon coeur disponible au Christ pour qu’il y imprime pleinement son image.

Cet appel du Christ et de l’Église dans cette consécration de tout mon être est aussi une invitation pressante au dépouillement des choses superficielles et au recentrement sur ce qui fait l’essentiel d’une vie humaine baptismale : sa relation à Dieu. 

 

Partager sur: Partager sur Twitter Partager sur Facebook Partager sur Google+