L'Église sans frontière, mère de tous

Lorsqu’on regarde la situation en Irak, en Syrie, en Érythrée, on perçoit que des hommes et des femmes sont prêts à risquer leurs vies, largués dans des bateaux qui partent à la dérive en Méditerranée, pour simplement trouver des conditions de vie acceptables et tout simplement la paix.

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En 2015, le thème de la 101ème journée mondiale des migrants et des réfugiés nous invitent à redécouvrir la présence dans nos communautés de chrétiens migrants ou réfugiés et la richesse de l'échange qui peut avoir lieu. L'occasion aussi de rappeler l'urgence de l'accueil pour des familles demandant l'asile en France...

Quel est le sens de cette journée mondiale des Migrants ?

Patrice Vincey (responsable diocésain de la Pastorale des Migrants) : Le thème de cette année est « Église sans frontière mère de tous. »

Le but est de faire découvrir aux catholiques de Gironde qu’il y a, dans chaque paroisse, une présence de migrants qui ont une culture, une manière d’envisager leur rapport à Dieu qui leur est propre.

Il est bon à la fois de les accueillir, de leur permettre de s’exprimer, de respecter et même de s’enrichir de cette différence…

L’accueil des migrants est impératif aujourd’hui. Lorsqu’on regarde la situation en Irak, en Syrie, en Érythrée, on perçoit que des hommes et des femmes sont prêts à risquer leurs vies, largués dans des bateaux qui partent à la dérive en Méditerranée, pour simplement trouver des conditions de vie acceptables et tout simplement la paix.

Concrètement en Gironde, quels sont les urgences ?

Je viens d’écrire à tous les curés de notre diocèse pour les inviter à fonder dans les communautés paroissiales des petits groupes qui pourraient travailler à l’accueil de familles irakiennes et syriennes.

Il y a deux engagements à prendre. Tout d’abord, les chrétiens d’Orient qui souhaitent venir en France ne peuvent obtenir un visa que si une personne s’engage personnellement à leur donner un hébergement.

D’autres familles syriennes sont déjà arrivées parmi nous, mais ont cherché un accueil provisoire sans vouloir demander l’asile, afin de garder ouverte la possibilité d’un retour dans leur pays. La difficulté pour elles est d’ordre économique, et elles cherchent du travail en Gironde.

 

 


 

Photo : Mustafa Khayat / Flickr CC BY-SA

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