Informations sur l'accueil et l'accompagnement des réfugiés.

Tout aussi important que le logement, l’accompagnement de ces réfugiés se fera en groupe et toujours en relation avec les associations et les pouvoirs publics afin de préserver au mieux les chances d’intégration des réfugiés.

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Une rencontre organisée par la Pastorale des Migrants a réuni, le 27 novembre 2015, une centaine de personnes mobilisées pour accueillir et accompagner les réfugiés en Gironde. Retrouvez les informations données à cette occasion pour aider les paroisses et communautés à développer cet accueil.

 Vous êtes pressé... le résumé c'est ici !

 

La tragique actualité des attentats parisiens de novembre dernier bouleverse les esprits et nous inquiète par rapport à l’organisation de l’arrivée des quelques 30.000 réfugiés que la France a décidé d’accueillir sur 2 ans dans le cadre des accords européens.

Deux situations doivent être envisagées distinctement :

 

L'accueil des chrétiens d’Orient en Gironde.

Il est de la responsabilité de l’Église catholique en Gironde de répondre à l’appel des chrétiens d’Orient persécutés mais encore en Syrie ou en Irak qui demandent l’asile à la France.

C’est la raison pour laquelle une association intitulée « Accueil des chrétiens d’Orient en Gironde » a vu le jour à la demande du cardinal Ricard en mars 2015.

Cette association soutien la demande de visas des familles encore sur place au Moyen-Orient.

 

 
 

Mais il faut savoir qu’une fois le dossier adressé au consulat, il se passe 4 à 5 mois avant que la famille soit appelée en rendez-vous au consulat. S’en suit une série de contrôles avant l’éventuelle délivrance du visa (ce qui est loin d’être garanti). Sur 6 demandes faites avant l’été, une seule réponse est revenue positive. Il s’agit ensuite dès que la famille arrivent de l’accompagner dans ses démarches administratives de demande d’asile alors que les membres de ladite famille ne parlent parfois ni français et ni anglais. Un des intérêts de l’association est de délivrer des reçus fiscaux pour les dons récoltés.

Luce Bianco Brun responsable de la Maison de Marie à Bordeaux organise ainsi la venue de familles que des groupes de paroissiens de Gironde s’engagent à accompagner.

La famille Al-Toma, de Mossoul, est accueillie par la paroisse Saint-Louis de Bordeaux depuis le printemps 2015.

Famille Al Toma SaintLouis Bordeaux 990x573

Il y a environ une dizaine de familles actuellement ainsi hébergées dans le diocèse: à St Louis des Chartrons, à Sauveterre de Guyenne, chez les Dominicains rue Ste Catherine, à Villenave d’Ornon et ailleurs. D’autres familles sont en attentes de visas pour être accueillies à Belin Béliet à St André de Cubzac, à Fronsac et ailleurs.

Tous les renseignements utiles sur cette association peuvent être donnés par mail à l’adresse :

migrants(at)bordeaux.catholique.fr

par téléphone au 06 01 72 79 74

ou par voie postale en écrivant à : Pastorale des Migrants 21 rue Costedoat, 33000 Bordeaux.

 

L’accueil large et sans discrimination des réfugiés du Moyen Orient.

Mais s’il est normal et de la responsabilité de l’Église d’accueillir nos frères chrétiens persécutés qui demandent l’asile au diocèse de Bordeaux, il faut aussi répondre à l’appel du pape François relayé par notre archevêque dans le bulletin du mois d’octobre de l’Église catholique en Gironde par un accueil large inconditionnel et sans discriminations de confession de nationalité ou d’origine de ces réfugiés.

C’est d’ailleurs ce que fait la France en accueillant 30.000 réfugiés déjà arrivés en Europe soit Allemagne soit en Grèce ou en Italie pour la plupart et qui vont être relocalisés dans toutes les régions et départements de France.

Il est certes plus difficile d’accueillir aujourd’hui vue la crainte que des terroristes ne soient dissimulés parmi les réfugies, mais il faut faire confiance aux autorités en charge du contrôle et tenir les deux bouts de la chaine de l’accueil, les chrétiens d’une part bien sûr mais aussi les autres réfugiés quelque soient leurs religions.

Ces initiatives doivent permettre un accueil fraternel digne et respectueux des personnes, de leurs souhaits, favoriser la sécurité et permettre une continuité dans le parcours. Cet accueil doit permettre de favoriser la rencontre, l’ouverture et l’écoute et avoir pour finalité un chemin vers l’intégration.

Mais s’il y a ceux qui arrivent il y a aussi ceux qui sont déjà là et l’on voit poindre un vrai risque de concurrence entre les uns et les autres avec l’opposition entre les « bons réfugiés » persécutés par la guerre et les mauvais « migrants économiques ».

Il nous faut rester vigilants et résister à cette mise en concurrence des pauvres entre eux.

En un mot il ne faut pas privilégier les uns aux dépends des autres en fermant nos structures ou notre porte à ceux que l’on accueillait habituellement mais faire plus en accueillant aussi ces nouveaux réfugiés.

Accueil en Grèce par la Caritas - © Natalias Tsoukala - Caritas Internationalis

Réfugiés Grece Caritas Natalia Tsoukala for Caritas Internationalis 990x573

Quelle formes pouvons-nous et voulons-nous donner à l’hospitalité ?

Les formes d’hébergement et d’accompagnement varient selon les catégories de demandeurs d’asiles venant du Moyen Orient et d’Erythrée.

Un plan d’ensemble a été présenté le 12 septembre 2015 aux maires invités par le ministre de l’intérieur puis le 16 septembre à l’Assemblée nationale par le premier ministre

Que faut-il en retenir ?

a/ Les réinstallés

Il s’agit des réfugiés en provenance des camps que le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations Unies a installés au Liban et en Jordanie.

Grâce au travail local d’équipes foraines de l’OFPRA, ces réfugiés arriveront en France muni du statut de réfugié qui donne accès à de nombreux droits (logement, travail, couverture de santé, allocations familiales etc…). Une convention nationale a été signée entre l’état et ADOMA pour un accompagnement social de ces réfugiés.

Reste que les services de l’état (DDCS) sont encore à la recherche de logements à mettre à disposition de ces familles avec un bail glissant, c’est-à-dire que les familles sont destinées à devenir à terme des locataires directs lorsqu’ils auront une autonomie financière suffisante.

Les particuliers qui désirent participer à ce type de logement peuvent prendre attache avec la Direction Départementale de la Cohésion Sociale ou passer par la Pastorale des Migrants

Les associations et les particuliers peuvent participer à cet accueil par le biais de l’hébergement social (l’association remplit le rôle d’intermédiaire entre le bailleur et la famille) ou par la mise à disposition de logements vacants dans le cadre du dispositif Solibail (intermédiation locative).

 

b/ Les relocalisés en provenance d’Allemagne

Ces réfugiés sont destinés à être logés de façon provisoire, le temps de l’instruction de leur dossier de demande d’asile. La plupart d’entre eux devraient obtenir le statut de réfugié ou bénéficier de la protection subsidiaire. Le temps d’instruction des dossiers ne devrait pas excéder 4 à 5 mois. Une fois le statut obtenu, ces réfugiés sont destinés à être relogés dans le parc du logement social, mais les délais sont là très aléatoires car fonction des disponibilités du parc social.

Pour le logement provisoire de ces réfugiés les services de l’état recherchent des appartements en se tournant vers les villes qui se sont portées candidates pour l’accueil des réfugiés. Les particuliers peuvent proposer des logements à la mairie, la gestion de l’hébergement temporaire étant alors pris en charge par une association spécialisée.

Une convention d’accompagnement social est en train d’être élaborée entre les services de la préfecture de Gironde et ADOMA. Reste que pour cette catégorie de relocalisés comme pour les « réinstallés », l’accompagnement fraternel et convivial devra être assuré par les associations et les bénévoles volontaires. Les membres de l’Église catholique en Gironde ont certainement là un rôle à jouer.

 

c/ Les relocalisés en provenance des « hot spots » de Grèce ou d’Italie

Ces réfugiés seront hébergés dans des centres d’hébergement transitoires collectifs pendant les 4 mois d’instruction de leur demande d’asile. La DDCS de Gironde est là encore en recherche de locaux collectifs (pour 50 à 100 personnes) pour une durée de 2 ans. Cette mise à disposition se ferait contre dédommagement de la part de l’état qui est prêt à financer des travaux de remise aux normes si nécessaire. Le diocèse de Bordeaux et les communautés religieuses sont sollicitées dans le cadre de cette recherche.

La courte durée de passage dans ces centres d’hébergement temporaire entraînera une dérogation à l’obligation de scolarisation des enfants durant ces 4 mois, mais il conviendra de prévoir un accompagnement social de ces familles. Là encore les bénévoles sont attendus en collaboration avec le responsable de l’accompagnement social du site.

Déracinés et encore fragilisés par leur périple tous ces réfugiés auront besoin d’un accompagnement humain chaleureux. Nos mouvements et réseaux d’Église peuvent prendre toutes initiatives pour aller avec d’autres bénévoles à la rencontre des réfugiés pour créer du lien pour que se rencontrent et se connaissent les personnes quelques soient leurs origines leurs croyances leurs conditions sociales.

Les formes d’accompagnement pour les autres migrants demandeurs d’asile réfugiés ou déboutés

Demandeurs d’asile en cours de procédure arrivés en France par leurs propres moyens

L’état se doit théoriquement de prendre en charge l’hébergement de tout demandeur d’asile. Mais les places en CADA étant insuffisantes, plus de la moitié des demandeurs d’asile ne sont actuellement pas hébergés. La réforme législative sur l’asile devrait permettre de créer 15.000 places supplémentaires d’ici deux ans. Dans l’immédiat les formes que l‘accompagnement peut prendre sont variées et à moduler selon que les personnes sont ou non prises en charge :

  • Hébergement : les offres d’hébergement provisoires chez des particuliers ou dans des communautés sont possibles Le dispositif de l’association « Welcome Bordeaux » (affilié à JRS France Service Jésuite des Réfugiés) est intéressant car offrant une structure avec une expérience déjà importante. Pour tout renseignement joindre l’adresse suivante : welcome.bordeaux(at)gmail.com
  • Accompagnement et accès aux droits : il s’agit de l’accompagnement administratif et social habituel des demandeurs d’asile (aides au dossier OFPRA/CNDA et à la procédure, accès aux droits sociaux…)
  • Accompagnement fraternel et création de liens : il s’agit là de toutes les formes d’accompagnement pour favoriser la rencontre, l’échange et la convivialité.
  • L’accompagnement vers l’insertion : Apprentissage du français soutien à la scolarisation accompagnement vers l’emploi sorties, sorties culturelles…

 

Les sans-papiers et déboutés et ceux qui n’ont pas demandé l’asile (ceux qui sont en transit comme à Calais)

Leurs conditions se durcissent avec intention du gouvernement de reconduite effective à la frontière. L’hébergement inconditionnel est renié par le fait de l’insuffisance de places dans le dispositif d’urgence, de même que la domiciliation (droit à avoir une adresse) ou encore le droit à la santé (risque sur l’AME assistance médicale d’état)…

Quelques conseils et outils pour se préparer à l’accueil des demandeurs d’asile et réfugiés

Avant toute chose il convient de se préparer et de s’informer :

Réunir des groupes de volontaires

Pour ne pas se retrouver isolés, il est conseillé de réunir des groupes suffisamment étoffés : 12 à 20 personnes pour accueillir une famille ne semble pas de trop, ceci pour d’une part offrir de multiples compétences (apprentissage du français, aide aux devoirs, accueil convivial, accompagnement pour les démarches administratives, aide matérielle et financière…) et pouvoir d’autre part tenir dans la durée (penser aux périodes de vacances où les bénévoles ont aussi le droit de partir en vacances s’occuper de leurs enfants ou petits-enfants) car cet accompagnement vers l’autonomie et l’intégration peut durer d’un à deux ans.

Ces personnes peuvent venir du réseau paroissial et au-delà. Il est bon que les chrétiens ne restent pas entre eux mais participent à l’accueil des réfugiés avec les hommes de bonne volonté de la société civile, avec les associations et les pouvoirs publics. Il est donc nécessaire que les groupes ainsi constitués prennent attache avec leur mairie pour signaler les disponibilités et compétences mises à disposition de l’accueil de ces migrants et réfugiés.

Ces disponibilités et compétences peuvent utilement être renseignées sur le tableau « ad hoc » que l’on trouvera avec le lien bit.ly/migrants-gironde

 

Se coordonner

Il est donc nécessaire de renseigner les mairies sur les disponibilités et compétences ainsi mises à disposition de l’accueil de ces réfugiés tout en s’informant sur ce qui se met en place localement.

De même, les associations se coordonneront localement et à l’échelon départemental.

Les membres de l’Église n’oublieront pas d’informer la Pastorale des Migrants des moyens et des réalisations mises en place pour cet accueil à l’adresse ci-dessous: migrants(at)bordeaux.catholique.fr

Il est bon d’en profiter pour amplifier la dynamique de nos actions de solidarité collectives en s’informant, en débattant, en créant du lien entre concitoyens et réfugiés sans oublier de valoriser l’apport de ces derniers.

L’accompagnement fraternel vers l’insertion est de notre responsabilité à tous.

L’accompagnement

L’accompagnement est un élément central de l’accueil des réfugiés et des migrants. Cet accueil doit être digne en particulier sur les conditions de logement, mais il doit également être responsable en permettant l’accès aux droits en vue d’une intégration. Il ne s’agit pas de créer d’éternels assistés, il s’agit au contraire d’amener ces familles à l’autonomie dans notre société. Mais cela peut prendre un temps plus ou moins long en fonction de la durée du stress post traumatique subi par les intéressés.

Ce volet accompagnement ne doit surtout pas être sous-estimé au détriment d’une seule mise à l’abri.

L’accompagnement fraternel vers l’insertion est de notre responsabilité à tous.

Pour cela il faut faire en sorte que la personne ou les familles se sentent accueillies et bienvenues en France. N’oublions pas que le plus souvent ces familles n’auront pas choisi la France comme destination ; nombre d’entre elles préfèrent aller en Allemagne qui offre plus de facilités pour le travail. À nous donc de leur faire découvrir le bonheur de vivre tous ensemble dans notre beau pays de France.

On peut imaginer pour cela des repas partagés, des soirées festives, des loisirs ou des vacances partagées, des rencontres sportives surtout pour les enfants et les jeunes que l’on peut également inviter dans les groupes scouts ou du Mouvement Eucharistique des Jeunes (MEJ), sans oublier les échanges interculturels.

L’accompagnement vers l’insertion pour aider ces réfugiés à devenir citoyens français passe par :

  • L’apprentissage de la langue française. Pour ce préalable incontournable on peut venir renforcer les associations qui offrent ce service.

  • L’accompagnement scolaire des enfants est un bon moyen de rentrer en relation avec la famille et créer les conditions d’une relation de confiance nécessaire.

  • La recherche d’emploi, les stages de formation ou la reconnaissance des diplômes pourront être facilités par le réseau de bénévoles ainsi créé.

  • L’accompagnement à l’accès aux droits qui est de la responsabilité des plates-formes et des associations spécialisées sera facilité par l’accompagnement des bénévoles.

 

Ces démarches d’accompagnement sont lourdes complexes et se font nécessairement dans la durée. Il est donc important que l’accueil se fasse en groupe (groupes de paroissiens en lien avec les équipes locales du Secours Catholique ou d’autres associations non confessionnelles et toujours en relation avec la mairie).

Le logement

Vu la pénurie de places en CADA malgré les créations annoncées et vu l’insuffisance des places d’hébergement d’urgence, l’état a décidé de mettre à contribution les villes volontaires pour loger les réfugiés.

S’ils en ont la possibilité, les particuliers ou les congrégations religieuses pourront ainsi proposer des logements temporaires aux mairies qui en confieront la gestion soit à des organismes spécialisés type ADOMA soit à des associations assurant l’intermédiation locative.

De telles initiatives doivent permettre un accueil digne, et les logements ainsi mis à disposition devront être décents ; il est hors de question de transformer par exemple des locaux paroissiaux en locaux d’habitation.

La dimension spirituelle

Cette dimension ne sera pas oubliée car il est important d’accueillir l’étranger dans toutes ses dimensions. S’il est hors de question de faire du prosélitisme, il convient de proposer un soutien spirituel à chacun quelle que soit sa religion.

« N’oubliez pas l’hospitalité, car c’est grâce à elle que quelques-uns à leur insu hébergèrent des anges »

Lettre de Saint Paul aux Hébreux (13, 2)

Cet accueil du réfugié et du migrant peut être pour chacun l’occasion d’une mise en œuvre directe de Diaconia 2013 (on pourra par exemple mettre en place des tables ouvertes paroissiales, des rencontres conviviales et des sorties culturelles pour faire connaissance etc…)

Il est également important que chaque paroisse prépare la Journée Mondiale des Migrants du 17 janvier 2016 au moyen des fiches contenues dans les dossiers qui ont été adressés à chaque curé du diocèse de Bordeaux.

Enfin, il ne faudra pas oublier de prévoir des espaces de relecture pour les groupes et les équipes qui partagerons le sens de l’action à la lumière de la prière

 

En résumé

S’il est normal d’accueillir les chrétiens d’Orient qui cherchent refuge dans le diocèse, il est tout aussi nécessaire que les membres de l’Église catholique en Gironde participent avec tous nos concitoyens à l’accueil des réfugiés du Moyen Orient sans distinction et sans discrimination de religion ou de nationalité et cela sans oublier bien sûr les autres migrants.

Tout aussi important que le logement, l’accompagnement de ces réfugiés se fera en groupe et toujours en relation avec les associations et les pouvoirs publics afin de préserver au mieux les chances d’intégration des réfugiés.

Un formulaire

Pour vous aider à constituer une équipe d'accompagnement et pour recenser les capacités d'accueil des paroisses et communautés un formulaire est à compléter en ligne.

 

Un contact

Pour toutes questions ou informations, vous pouvez contacter Patrice Vincey, responsable diocésain de la Pastorale des Migrants :

Par email : migrants(at)bordeaux.catholique.fr

Par téléphone : 06 01 72 79 74

Patrice Vincey, responsable diocésain de la Pastorale des Migrants

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Vos dons

 

Ils peuvent être envoyés dès à présent pour soutenir les deux associations liées à la Pastorale des Migrants du diocèse de Bordeaux :

  • Accueil des chrétiens d'Orient 

  • Bienvenue aux réfugiés en Gironde

à l'adresse : Pastorale des Migrants 21 rue Costedoat, 33000 Bordeaux.

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