De l'Irak à la France : un livre pour témoigner

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Faris Balola est l'un des chrétiens d'Orient accueillis en Gironde suite à un exil forcé en 2014. Il témoigne dans un livre autobiographique de son parcours en Irak, de son exil et de son intégration en France.

Pouvez-vous nous redire les circonstances qui vous ont fait quitter l’Irak ?

Après les attaques menées par Daech contre les villages chrétiens à l'été 2014, le début des bombardements d’artillerie et des affrontements armés, j’ai décidé de fuir vers le Kurdistan. La veille du 4 août, je fus obligé de quitter la maison de Batnaya avec ma mère : nous laissions l’argent, les meubles, les objets de valeur et, pire, les albums photos qui contenaient nos souvenirs depuis l’enfance.

Pourquoi avoir choisi la France ? Et comment êtes vous arrivé à Bordeaux ?

Il me fallait trouver une solution dans ces conditions chaotiques, car nous ne pouvions nous incruster à l’infini chez notre parent… celle-ci est apparue lorsque le gouvernement français a décidé d’accueillir les réfugiés irakiens : la France, par cette décision, nous a sauvés. C’était une opportunité pour ma mère et moi de trouver un abri dans un pays sûr, pour commencer une vie calme et sans peur. Mais nous ne connaissions personne susceptible de nous accueillir en France.

J’ai donc commencé à correspondre avec des diocèses français ainsi qu’avec les associations humanitaires qui commençaient à accueillir les réfugiés ; j’expliquais la difficulté de notre situation et demandais de l’aide pour obtenir l’asile en France.

Un jour, par chance ou par miracle, un prêtre très gentil du diocèse de Bordeaux m’a répondu en me posant quelques questions sur notre situation. Par pure générosité, il a accepté d’être notre "parrain" auprès du consulat.

La deuxième raison pour la quelle j’aime la France c’est que j’ai étudié la langue Français en Irak à la Faculté de lettre de l’Université de Mossoul.

Depuis votre arrivée, quelles ont été pour vous les rencontres déterminantes pour vous permettre de reconstruire une vie ici ?

Je rends grâce pour les rencontres avec les nombreuses personnes et associations qui aident les réfugiés à faire leurs démarches. 

Quelle est la plus grande joie ou surprise que vous ayez vécue dans ce parcours d’intégration ?

La gentillesse et la générosité que j’ai pu constater à Bordeaux de la part de ceux et celles que j'ai rencontré. 

Et enfin, comment envisagez-vous votre futur en France?

Je voudrais toujours vivre en paix et acquérir, avec ma mère, la nationalité française.

 

Le livre de Faris Balola est en vente sur le site des éditions Edilivre.

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